La Bretagne mise sur l’éolien flottant

Alors que la Bretagne entend bien prendre sa part dans l’essor des énergies marines renouvelables, la Conférence régionale de la mer et du littoral a validé, le mois dernier, une zone propice de 17 km² au sud de l’île de Groix, dans le Morbihan. Il s’agit d’y implanter une ferme pilote d’éoliennes flottantes. Un site qui bénéficie de plusieurs atours : il se situe près du port de Lorient, présente un bon niveau d’acceptabilité et dispose de plusieurs options de raccordement au réseau électrique terrestre.

Groix va, ainsi, devenir un élément crucial du développement des technologies nécessaires à l’exploitation commerciale d’éoliennes flottantes. Par rapport à l’éolien posé, ces machines présentent l’avantage de ne pas nécessiter de fondation au fond de la mer. Simplement ancrées, elles sont mobiles et devront donc permettre de réduire considérablement les coûts d’installation, de maintenance et à terme de démantèlement. Sans oublier le fait qu’elles peuvent être installées par des profondeurs d’eau plus importantes.

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L’aménagement du territoire doit réduire la fracture du logement social

Il y a 8 ans, le vote de la loi sur le droit au logement opposable, trouvait un écho enthousiaste. Aujourd’hui un tiers des foyers qui ont bénéficié d’une décision favorable DALO sont en attente d’un logement. Mais pour éviter l’accroissement des inégalités entre quartiers riches et pauvres, la question de l’équilibre des territoires doit être posée, dans la politique de logement social.

Que de blessures nées de l’indifférence se révèlent meurtrières de l’humain. Le logement en est une illustration avec les ‘morts de la rue’ et ceux qui sont à terre psychologiquement. Aveugles sommes-nous que de ne point voir dans les ‘lieux du ban’ (étymologie de la banlieue) les cimetières des laissés-pour-compte d’une Société qui ne parvient point à prendre la mesure du drame.

L’enthousiasme autour de DALO

Il y a 8 ans, le 5 mars 2007, les représentants de la Nation votaient à l’unanimité le droit au logement opposable. Ce texte trouva un écho enthousiaste au point d’être immédiatement nommé par son sigle le DALO. Il est plus qu’un dispositif facilitant l’accès au logement, il enrichit les droits de l’homme ; chaque citoyen résidant régulièrement sur le territoire a qualité pour bénéficier d’un habitat décent.

Une avancée réelle que personne ne peut contester, outre le fait que les commissions DALO se sont révélé de judicieux observatoires pour cerner les difficultés avec la création au niveau national d’une instance de suivi. De 2008 au 31 décembre 2014, 159 474 foyers ont bénéficié d’une décision favorable du DALO, mais 59 502 d’entre eux, soit 1/3, restent dans l’attente d’un logement.

Une attente insupportable

Cette attente est insupportable alors qu’il s’agit de personnes prioritaires, hébergées souvent chez un particulier ou dans des locaux présentant un caractère insalubre ou dangereux. Si nous prenons le temps d’imaginer l’angoisse de ces foyers touchés par une précarité délitant toute relation sociale, comment ne point éprouver l’urgence de trouver de crédibles réponses.

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Sur Internet, la Bretagne s’affiche en .bzh

Soutien historique du .bzh, la Région Bretagne vient d’adopter l’extension internet bretonne, et fait campagne pour le faire savoir. Ouvert à tous depuis décembre 2014, ce nom de domaine a déjà conquis plus de 4 000 collectivités, entreprises et particuliers bretons.

C’est un outil  fédérateur de trois petites lettres qui permet à chacun de souligner, sur internet, son attachement et son appartenance au territoire. Après quelques mois de transition depuis l’obtention de cette extension et le lancement du .bzh sur la toile fin 2014, la Région Bretagne vient enfin de changer l’adresse de son site.

Il est désormais accessible via bretagne.bzh, et breizh.bzh pour la déclinaison en breton.

Pour la première région française à avoir bénéficié de sa propre extension internet, l’événement est de taille. Autant le faire savoir. La Bretagne achèvera le 10 mai une campagne de communication plurimédia de trois semaines, déclinée sur le web, en presse écrite locale et régionale, et en affichage sur huit villes bretonnes.

Symbolique à plusieurs points de vue, ce changement d’adresse est appliqué par l’ensemble de la collectivité. Outre le site, les adresses courriel des 83 conseillers régionaux et des 3 900 agents de la collectivité ont aussi adopté la nouvelle extension.

Très active en termes de communication et de marketing territorial, notamment à travers la marque d'attractivité Bretagne, la région veut confirmer avec ces trois consonnes son image de territoire moderne et innovant (Crédits : Région Bretagne)

Très active en termes de communication et de marketing territorial, notamment à travers la marque d’attractivité Bretagne, la région veut confirmer avec ces trois consonnes son image de territoire moderne et innovant (Crédits : Région Bretagne)

Attractivité et image de territoire innovant

Très active en termes de communication et de marketing territorial, notamment à travers la marque d’attractivité Bretagne, la région veut confirmer avec ces trois consonnes son image de territoire moderne et innovant : tant sur le web que dans d’autres domaines économiques tels le très haut débit, le numérique ou la cybersécurité.

«Le .bzh permet ainsi à la Bretagne de conforter son image et son attractivité en matière de technologies de l’information, pilier de la « glaz économie » bretonne » indique-t-elle dans un communiqué, faisant au passage référence à sa stratégie de développement économique. Le concept de « glaz économie » joue en effet sur le mélange des couleurs bleu, pour les industries marines, vert pour l’agriculture et l’environnement et gris, pour la matière grise des laboratoires et des nouvelles technologies.

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Gwenood : le moteur de recherche 100 % breton cherche à se développer

Gwenood vient de lancer sa campagne de crowdfunding. Ce moteur de recherche 100 % breton  veut rassembler 3000 € pour faire vivre son projet en l’installant dans ses propres bureaux et en créant des emplois. Lancé en janvier dernier, gwenood.fr privilégie les sites bretons (Loire-Atlantique incluse) dans les résultats d’une requête. En un mot, il permet de donner des réponses régionales à toutes sortes de demandes.  Adossé à Google dont il bénéficie de la puissance d’accès à sa base de données, il constitue une occasion  extraordinaire de promouvoir le territoire.

Aujourd’hui, Gwenood lance une campagne de financement participatif. Tous renseignements sur https://www.myannona.com/projects/gwenood.

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Dans les couples aux emplois « distants », le plus qualifié fait la route

Une enquête de l’Insee

En Bretagne, 75 000 couples ont des emplois « distants », c’est-à-dire éloignés de plus de 30 kilomètres l’un de l’autre. Plus jeunes et diplômés que les autres couples biactifs, ils occupent plus souvent des emplois qualifiés. Très majoritairement propriétaires, ils résident plus souvent loin des principaux pôles d’emplois. Leurs trajets domicile-travail sont deux à trois fois plus longs que ceux des autres couples biactifs.

La position du lieu de résidence par rapport aux deux lieux de travail fait apparaître trois configurations. Dans deux cas sur cinq, le couple réside près du travail de la femme, dans un cas sur cinq près du travail de l’homme. Dans les autres cas, les trajets quotidiens sont partagés. Ces proportions s’expliquent selon les caractéristiques des ménages. Vivre à proximité du lieu de travail de la femme est plus fréquent lorsque l’homme occupe un emploi plus qualifié que la femme. À l’inverse, la moitié des couples réside à mi-chemin quand la catégorie sociale de la femme est plus élevée que celle de l’homme.

Etude  complète sur le site de l’Insee

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« Folklorique » la culture bretonne ? Elle est bien plus que cela

Il est toujours presque amusant de voir le regard porté par Paris sur la culture bretonne. Si, régulièrement, cette dernière est présente sur les antennes ou ondes radios, le mot qui revient le plus régulièrement pour la définir est « folklorique ». Comme s’il s’agissait d’une culture du passé, qui n’est plus vraiment actuelle, plutôt dépassée même, mais qui survit tant bien que mal, dans des réserves où on la ressort de temps à autre pour le plus grand plaisir des touristes.

Un regard quelque peu condescendant, une fois de plus, de la part d’une capitale qui n’emploiera pas les mêmes mots lorsqu’une culture d’ailleurs viendra la rencontrer. Entend-on parler de « folklore » lorsqu’il s’agit du tango argentin ou de la salsa cubaine? Bien sûr que non. Ceux qui n’y connaissent pas grand-chose répondront que ces cultures se renouvellent, se remettent au goût du jour, se réinventent.

Il en va de même de la culture bretonne, dans son ensemble, de sa musique en particulier. Sans même faire appel aux grands succès des années 90 du rock breton, la musique dite « folklorique » (ou « traditionnelle », autre terme apprécié de Paris) n’est qu’un constant renouvellement, de nouvelles instrumentalisations, des réinterprétations, un domaine riche et créatif, qui mérite un peu plus de respect. La manière dont le bagad Gwened a dominé de la tête et des épaules, et estomaqué les juges de l’émission grand public « la France a un incroyable talent », n’en est que la preuve la plus éclatante.

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La Région mise sur l’économie circulaire

Au salon des Ecoterritoriales à Vannes, le Conseil régional a présenté les huit projets pilotes qu’il va accompagner.

Trois questions à Daniel Cueff, conseiller régional délégué à l’écologie urbaine
Qu’est-ce que l’économie circulaire ?

C’est un modèle économique et sociétal que nous avons lancé voici déjà trois ans, à un moment où en France personne n’en parlait encore. Aujourd’hui l’Europe le met en exergue et dans notre pays nous sommes, avec l’Aquitaine, la seule région à y avoir réfléchi sérieusement. Il s’agit de garder sur place une matière première tout au long de sa vie et de la réutiliser. Des entreprises, des collectivités et des associations sont très intéressées par ce phénomène, alors qu’en Bretagne 30 à 40 % de la matière première est enfouie ou incinérée, faute de lui trouver une réutilisation. Or, certaines matières risquent de s’épuiser très rapidement. Par exemple, 80 % du blé noir dont a besoin la Bretagne vient de Chine…

Comment la Région soutient-elle ce type d’économie ?

Nous avons lancé un appel à projets pour mettre en place concrètement cette économie circulaire. Nous avons reçu 35 dossiers, tous sérieux au point que nous les avons tous retenus. Mais nous allons en accompagner huit en priorité. Ils serviront de pilotes à nos aides, pas seulement financières, parce qu’ils sont novateurs, concrets et réalisables très rapidement. Ces projets feront la démonstration de l’impact positif de l’économie circulaire en Bretagne.

Des exemples de projets ?

Dans le Morbihan, certains sont déjà bien avancés. À Saint-Hélène, la municipalité prévoit la reconstruction d’une école avec des matières réutilisables ne générant pas de déchets. À Ambon, l’association Pelucine envisage de transformer les coquilles d’huîtres en sable et à en valoriser la nacre. À Lorient, la société Seabird veut créer des bacs à poissons en biopolymères plus faciles à recycler en fin de vie. Dans le Finistère, le projet porté par l’Adess du Pays de Brest prévoit la fondation d’un parc d’activités solidaires dans le quartier en friches du Pilier rouge. Dans les Côtes-d’Armor, c’est un réseau d’économie solidaire au sein de 100 petites entreprises qui est en cours autour de Saint-Brieuc. Sur l’ensemble de la Bretagne, le Collectif des festivals veut réutiliser les décors, objets et fournitures, et mutualiser des matériels entre les événements.

Recueilli par Patrick Certain, Ouest-France du 4 mai 2015

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La Bretagne en pointe pour l’écologie

palmares_ecologiePour la huitième année consécutive, l’hebdomadaire La Vie a passé 96 départements au crible selon huit critères environnementaux. L’étude vise à établir un palmarès global des pratiques vertueuses en retenant 8 indicateurs (gestion des déchets, agriculture biologique, qualité de l’air, énergies renouvelables, agenda 21, consommation durable, qualité de l’eau et protection de la biodiversité). Globalement, contrairement parfois à une idée reçue, l’ensemble de la Bretagne s’individualise pour sa qualité environnementale et les pratiques civiques et vertueuses de ses habitants (le tri des déchets par exemple, où elle est nettement en tête). Globalement, en prenant en compte l’ensemble des indicateurs, la Loire-Atlantique et l’Ille-et-Vilaine sont septièmes ex-aequo, le Morbihan sixième, les Côtes d’Armor neuvième et le Finistère monte sur le podium à la troisième place. La Bretagne est donc au total la région la plus « verte de France ». Quelques éléments géographiques concourent à ces résultats (les vents d’ouest par exemple, la présence d’un équilibre urbain relatif qui limite la pollution de l’air…). Mais ce sont surtout les bonnes pratiques (gestion des déchets, progrès récents des énergies renouvelables, agenda 21, protection supérieure de la biodiversité…) qui expliquent ces résultats.

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Quand une région en réseau vivifie un Etat en pyramide

Article publié dans la revue RH & M d’avril 2015

Quand une région en réseau

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Une grande alliance bretonne, mais sur quelle base ?

Se dirige-t-on vers une grande alliance bretonne en vue des élections régionales de cette fin d’année ? Déjà envisagée par certains avant les départementales, le sujet revient en force en vue du prochain scrutin. L’une des raisons en est le résultat obtenu par les différents partis lors des dernières élections. Présentes dans un nombre relativement limité de cantons, une grosse cinquantaine, les formations politiques bretonnes n’ont, à quelques exceptions près, pas obtenu de scores fantastiques. Même si elles progressent, toutes auraient pu envisager de meilleurs résultats, compte tenu du contexte.

Il y a tout d’abord une évidence aux yeux de beaucoup. Cette alliance des forces bretonnes serait déjà actée s’il n’y avait pas un problème de personne. Elle est d’ailleurs en grande partie faite, puisque la liste Nous Te Ferons Bretagne (NTFB) de Christian Troadec regroupe déjà sa propre formation politique mais également Breizh Europa (BE) et, au moins en partie, le Parti Breton (PB). Reste donc à convaincre l’Union Démocratique Bretonne (UDB) de s’y ajouter afin de voir apparaître une grande alliance bretonne de la gauche au centre-droit.

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