Comment les entrepreneurs bretons tentent d’éviter une nouvelle affaire Lactalis

Article de Gaëlle Fleitour sur le site de l’Usine Nouvelle

Pour apaiser les tensions entre agriculteurs, industriels et grande distribution, l’association Produit en Bretagne expérimente un forum réunissant tous les grands acteurs bretons du secteur agroalimentaire.

L’été dernier, le conflit entre le géant Lactalis et les éleveurs laitiers du grand Ouest avait enflammé le secteur agroalimentaire. Exemple médiatisé des tensions qui règnent entre agriculteurs, industriels et grande distribution. Alors que la Bretagne est la première région agroalimentaire française, l’association Produit en Bretagne, qui représente 380 entreprises bretonnes (à 37 % dans l’agroalimentaire), a décidé de s’emparer du problème sous la houlette de son nouveau président, Loïc Hénaff, par ailleurs président du directeur de l’entreprise éponyme. Lors d’une conférence organisée à la Maison de la Bretagne à Paris, mardi 10 janvier 2017, ce dernier a détaillé l’initiative lancée discrètement depuis juillet 2016 : le Forum Agro Agri Distri.

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Globe Export. Mathieu Isoard est un visionnaire de l’agroalimentaire

Globe Export. Mathieu Isoard est un visionnaire de l’agroalimentaire

Article de Catherine Gentric paru dans Ouest-France

Mathieu IsoardIngénieur agronome, il a pris, il y a deux ans, les rênes de Globe Export, l’entreprise rospordinoise (Finistère) spécialisée dans les algues alimentaires. Passionné, il se lance dans la spiruline… fraîche.

Mathieu Isoard est un visionnaire de l’agroalimentaire. À 29 ans, son parcours étonne et surprend. Mais à l’écouter, livrant ses bouts de vie et ses passions, on comprend pourquoi Christine Le Tennier lui a laissé, il y a deux ans, les clés de Globe Export, la maison des Algues de Bretagne, installée à Rosporden. L’un et l’autre ont fait de l’innovation leur moteur de vie. Et de l’impossible, un vain mot. (suite…)

Le fumier de la détresse

Le fumier de la détresse

Article publié sur le site de l’hebdomadaire Paysan Breton

Jusqu’où ? Jusque quand ? Pour quels résultats ? Les manifestations agricoles s’étirent en longueur en Bretagne. Expression d’un désarroi présent et d’un futur qui semble absent.

fumier-manifestation-eleveur-breton-crise-agricole-rond-point-grande-surface-gms-chambre-agriculture-colere-690x400Du fumier dans les ronds-points. Du fumier à la porte des grandes surfaces. Et maintenant du fumier sur la Chambre d’agriculture. Ce déversement de matière nauséabonde qui porte en lui, à la fois, la pourriture et la richesse d’une terre fumée, constitue un symbole fort dans les manifestations 2016. Au cœur de cet hiver à l’horizon bouché, les éleveurs ont cette profonde impression d’être « comme Job sur son fumier », expression biblique qui fait référence à la souffrance du héros éponyme de l’Ancien Testament. Dans notre langage contemporain, l’expression signifie « être réduit à un état excessif de misère et de souffrance », comme le mentionnent les dictionnaires qui aussitôt proposent une métaphore porteuse, elle, d’espoir: « Tirer quelqu’un du fumier ». Et c’est bien cela qu’attendent les agriculteurs. Dans ce contexte de grande détresse, l’appel des évêques de Bretagne et des Pays de la Loire, lancé le 9 février dernier, n’est pas anachronique. (suite…)

L’agriculture attendue sur le climat

L’agriculture attendue sur le climat

Article d’Agnès Cussonneau publié dans l’hebdomadaire Paysan Breton

L’agriculture fait partie des secteurs fortement émetteurs de gaz à effet de serre. Être force de propositions, en mettant l’économique en parallèle, est sans doute préférable au réglementaire… L’alimentation animale avance sur cette thématique.

agriculture-climat-gaz-effet-serre-vache-prim-holstein-690x400Dans l’objectif français de réduire les gaz à effet de serre (Ges) de 80 % en 2050 par rapport à 1990, l’agriculture a un rôle à jouer. Au niveau national, sa participation atteint 20 % des émissions globales (avec la pêche), les transports pesant pour 28 % et le résidentiel pour 20 %. En Bretagne, la part de l’agriculture/sylviculture est sans surprise plus élevée, avec 45 % des émissions de Ges.

Soulignons que l’agriculture est un secteur bien particulier avec une part de seulement 11 % de CO2 dans les Ges dégagés (lié à la consommation d’énergie). Le protoxyde d’azote (N2O), dû à la fertilisation azotée, aux sols et, dans une moindre mesure, aux déjections animales, pèse 51 % des rejets. Représentant 38 %, le dégagement de méthane (CH4) est surtout provoqué par la fermentation entérique (digestion des animaux, notamment des ruminants) et les déjections animales. (suite…)

Cette crise agricole qui n’en finit pas

Article de Pascal Gateaud sur usinenouvelle.com

La crise porcine survient trois ans après le naufrage du pôle frais du volailler Doux. Elle souligne les limites du modèle agricole breton.

Faut-il manquer à ce point de mémoire ? La crise porcine survient trois ans après le naufrage du volailler Doux. Lequel avait révélé, après le dépôt de bilan du groupe Bourgoin en 2000, et le démantèlement du groupe coopératif Unicopa en 2010, la perte de compétitivité de la volaille « made in France ».

Malheureusement, les enseignements tirés de la liquidation du pôle frais de Doux semblent s’être perdus quelque part en Bretagne. Il n’y a pourtant pas de fatalité à voir l’agriculture et l’agroalimentaire français perdre leur leadership en Europe et sur les grands marchés d’exportation. La stratégie gagnante d’un LDC, qui occupe l’ensemble du rayon volailles avec ses différentes marques, et qui investit dans des usines optimisées, renvoie à celle de la coopérative Cooperl Arc Atlantique, qui a déclenché la crise au sein du Marché du porc breton. (suite…)

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