territoires articles taggués

Fragilisation sociale des territoires : un phénomène à forte inertie et aux multiples facettes

Hervé Bovi et Ludivine Neveu-Chéramy, Insee

La Bretagne figure parmi les régions les moins confrontées aux difficultés sociales. Pour autant, certains bassins de vie connaissent la précarité ou recèlent de fortes inégalités sociales.

La fragilisation sociale des territoires, processus à forte inertie, va de pair avec la détérioration d’indicateurs multiples, tant sociaux que démographiques ou économiques. Ainsi, les bassins de vie qui se sont fragilisés ont suivi des trajectoires qui s’écartent ou accentuent les grandes tendances de fond à l’oeuvre dans des territoires analogues : vieillissement de la population, ouverture et tertiarisation de l’économie locale, périurbanisation… A contrario, certains territoires périurbains ont connu des mutations sociales allant dans le sens d’une amélioration.

L’intégralité de l’étude

Lire l'article

Territoires : et si nos approches étaient totalement dépassées ?

Tel est le thème développé par François Bellanger, directeur de Transit-City lors de l’assemblée générale de Bretagne Prospective le 27 septembre dernier.

Voir son intervention : http://www.bretagne-prospective.bzh/wordpress/videos/Francois_Bellanger_intervention_27-11-15.mp4

Lire l'article

Territoires : La Bretagne mise sur son économie

Porté par une forte identité culturelle, le régionalisme breton s’exprime moins dans le champ politique qu’économique.

La récente révolte des « bonnets rouges » l’atteste

Vue de Paris, la révolte des « bonnets rouges » à l’automne 2013 avait quelque chose d’exotique. Voir défiler côte à côte ouvriers, agriculteurs, artisans, petits patrons ou représentants de la grande distribution, tous portant le gwenn ha du – le drapeau de la Bretagne – en bandoulière, en a déconcerté plus d’un. « Ce qui n’a pas été compris, c’est que le mouvement était porté par des valeurs communes qui, à l’échelle d’un territoire, ont la faculté de transcender les clivages traditionnels », explique Romain Pasquier, politologue et chercheur à l’Université de Rennes.

Les Bretons se sentent très français

« En Bretagne, le nationalisme n’existe pratiquement pas, les Bretons se sentent très français, mais ils sont aussi très attachés à leur territoire », résume de son côté le géographe Jean Ollivro qui préside l’association Bretagne Prospective.

Lire l'article

La Bretagne demain : quels enjeux, quels territoires pour agir ?

 Compte-rendu d’une rencontre avec Florence Gourlay, dans le cadre des cafés géo organisés à St-Brieuc.

Florence Gourlay est maître de conférences à l’Université de Bretagne-Sud (Lorient). Elle est responsable du master « Aménagement et Développement des territoires maritimes et littoraux ». Ses travaux de recherche portent sur la recomposition des territoires dans un contexte de mondialisation. Ses territoires de recherche sont essentiellement le pays de Lorient et la Région Bretagne. Elle est l’auteur, avec Ronan Le Délézir, lui aussi maître de conférences à l’Université de Bretagne-Sud, d’un ouvrage « Atlas de la Bretagne, les dynamiques du développement durable » dans la collection autrement.
Notre intervenante se propose à partir du sujet « La Bretagne demain : quels enjeux, quels territoires pour agir ? » de mener, non pas un exercice de prospective mais une réflexion sur l’intégration par les territoires bretons des logiques de la société-monde contemporaine.
Demain, c’est une projection d’éléments présents que l’on considère aujourd’hui comme potentiellement structurant dans un avenir plus ou moins proche. Ainsi en est-il, par exemple, du changement climatique avec pour conséquence l’élévation du niveau de la mer et la nécessaire adaptation des sociétés. Demain, c’est un probable mais aussi un possible, une perspective qui interpelle, qui mobilise, qui suggère une possibilité d’actions. Demainest en quelque sorte un système complexe d’atouts, de contraintes et d’opportunités.

Lire l'article

Métropoles ou territoires ?

L’enjeu de la cohésion territoriale est souvent présenté sous l’angle d’un simple découpage. Par exemple, Bretagne à quatre, à cinq, fusion avec la région des Pays de la Loire, constitution d’un « grand » Ouest…

C’est oublier la question des compétences et surtout l’enjeu du projet de société. S’agissant des compétences, comme le démontrent Jean-Jacques Urvoas ou Daniel Cueff dans leurs livres récents, la libération des forces régionales et l’expérimentation d’une assemblée de Bretagne permettraientdes politiques adaptées aux spécificités régionales (économie de la mer, agroalimentaire, TIC, logistique…).

Le débat du projet de société est encore plus essentiel. Une thèse, soutenue par cinq élus de Rennes, Brest, Nantes et Saint-Nazaire, promeut une fusion Bretagne-Pays de la Loire et l’affirmation de métropoles censées être les « locomotives » du développement. L’autre thèse table sur la promotion des identités en construisant dans l’ouest de la France des régions claires et lisibles (la Bretagne, la Normandie, le Val de Loire…). Elle affiche l’idée d’un projet collectif associant les métropoles aux villes moyennes sans oublier les enjeux agricoles et ruraux. Pour dynamiser toute  la Normandie, Rouen, Le Havre et Caen marieraient leurs compétences. Dans une Bretagne réunifiée, trois villes complémentaires animeraient et encadreraient un terrain de jeu fabuleux pour renouer avec l’économie productive (énergie notamment).

Lire l'article