Biotechnologies. Un « pourvoyeur d’emplois » en Bretagne

Biotechnologies. Un « pourvoyeur d’emplois » en Bretagne

Article paru sur Ouest-France le 20 décembre 2015

Guy Mordret, nouveau président de Bretagne Biosciences.

Guy Mordret, nouveau président de Bretagne Biosciences.

Le PDG d’Anaximandre vient d’être élu président du club Bretagne Biosciences. Cela permettra au chef d’entreprise landernéen de promouvoir les biotechnologies bretonnes.

 

Entretien avec Guy Mordret, PDG d’Anaximandre et président de Bretagne Biosciences

Comment Anaximandre a évolué depuis sa création en 1998 ?
Au départ, nous étions installés à Plouider, puis Lesneven, avant d’arriver en 2002 à Landerneau. Nous avions pour vocation de travailler sur la communication scientifique et technique. Puis on s’est diversifiés, ce qui nous a donné une assise locale plus importante. Actuellement, nous avons une équipe de sept personnes (six à Landerneau et une à Rennes) et nous sommes divisés en deux activités. La première est dirigée vers la communication et le web. Elle s’adresse davantage aux collectivités et aux entreprises. La seconde s’appelle Anaximandre sciences et santé. Elle est basée au Rheu, près de Rennes, et s’occupe du marché des biotechnologies.

Quelle formation avez-vous eue ?
À l’origine, je suis biologiste, et j’ai travaillé dans la recherche contre le cancer à Roscoff et à Vancouver. Puis, je me suis tourné vers la communication scientifique et technique, ce qui m’a conduit à créer Anaximandre, en 1998. Ma formation explique aussi ma passion pour le domaine des sciences du vivant.

Qu’est-ce que Bretagne Biosciences ?
C’est un club d’entreprises des sciences du vivant qui englobent les biotechnologies comme les industries pharmaceutiques, le cosmétique et le nutraceutique, ainsi que des entreprises au service des biotechnologies. Une vingtaine d’entreprises composent ce club, qui existe depuis 2010.

Vous êtes nouvellement élu président, quels sont vos objectifs ?
Effectivement, je suis président depuis le 3 décembre, mais j’étais dans le bureau de Bretagne Biosciences depuis son origine. Franck Zal, PDG d’Hemarina, à Morlaix, était président depuis 2010. Il a souhaité passer la main. Les objectifs de ce club sont multiples. Tout d’abord : stimuler la recherche et la mise en place de réseaux, partager et créer entre nous des synergies, promouvoir l’innovation, notamment en développant les formations et en favorisant les coopérations. Tout ceci pour accroître la visibilité des biotechnologies en Bretagne.

Quid des emplois ?
C’est une filière majeure pour la Bretagne, qui fait l’objet d’une stratégie de filière votée en Région dans le cadre d’un schéma régional de développement économique de l’innovation, comme la biotech marine pour toute la santé et la cosmétique, l’agro-alimentaire ou encore l’agro fourniture (engrais à base d’algue, par exemple). Ces domaines devraient être, dans les 10 ans à venir, un pourvoyeur d’emplois considérable. On peut espérer jusqu’à 30 000 créations de postes.

La Région chef d’orchestre

Article d’Yvon Corre paru dans Le Télégramme.

L’élection passée, place à l’action. L’économie en constituera à coup sûr, la colonne vertébrale. D’autant que la loi NOTRe renforce sensiblement les compétences de la Région dans ce domaine.

Vendredi, Jean-Yves Le Drian annoncera, à l’occasion de son discours d’installation, ses priorités en matière économique pour les six ans qui viennent. Les défis à relever ne manquent pas, à commencer par l’emploi. Comment redonner à la Bretagne, dont le modèle économique souffre, un second souffle ? C’est tout l’enjeu de la mandature qui s’ouvre. Avec 53 conseillers sur 83 le nouveau président disposera d’une majorité qui lui donne une obligation de résultat.

Aide aux entreprises

Comme toutes les autres régions, la Bretagne bénéficie désormais, grâce à la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République), de nouvelles compétences en matière économique. Ainsi le conseil régional est, maintenant, le seul habilité pour décider de l’octroi des aides aux entreprises de la région. Même chose pour les aides à l’innovation et à l’internationalisation. Dans tous ces domaines, le Département n’aura plus son mot à dire. L’animation des pôles de compétitivité, dont on sait l’importance, relève désormais également de la Région. En matière économique, la Région devient donc, incontestablement, le chef d’orchestre vis-à-vis des autres collectivités. À telle enseigne qu’il lui reviendra de définir un schéma de développement économique dans lequel devront, notamment, être précisées les orientations relatives à l’attractivité du territoire. Cela change évidemment pas mal de choses. « Nous aurons la responsabilité de définir notre propre stratégie », se félicite Loïg Chesnais-Girard qui sous la précédente mandature était chargé de l’économie. Une stratégie dont Jean-Yves Le Drian devrait, vendredi, dévoiler au moins les grandes lignes. Elle devrait reprendre, on l’imagine, l’essentiel du programme qui a été présenté aux électeurs. Les PME, notamment celles qui innovent, y figureront en bonne place. De nouveaux financements leur seront dédiés. C’est sur elles, avant tout, que misera la Bretagne pour relancer son économie.

Quels moyens ?

Mais avec quels moyens ? Sachant qu’il n’y en aura pas de supplémentaires, c’est essentiellement sur les fonds européens que comptera la Région pour financer sa politique économique. Des fonds qu’elle gère désormais depuis le 1e r janvier dernier. « Cela fait des centaines de millions d’euros de disponibles. En étant plus proche du terrain on les gérera forcément autrement », explique Loïg Chesnais-Girard. La filière agroalimentaire pourrait en être la grande bénéficiaire. Jean-Yves Le Drian pourrait, par ailleurs, annoncer la création d’un fonds souverain breton, conformément à ce qui figure dans son programme.

Pilotage du service public de l’emploi

Parmi les autres leviers que lui offre la loi NOTRe, la Bretagne devrait prendre en charge le pilotage du service public de l’emploi. Ce qui lui permettrait d’assurer la coordination des différents intervenants présents sur son territoire (missions locales, maisons de l’emploi, plans locaux pour l’insertion et l’emploi…). « La Région, souligne Loïg Chesnais-Girard, disposerait ainsi avec la politique économique, la politique de la formation et celle de l’orientation d’un bloc cohérent et global ».

En Bretagne, le vieillissement de la population s’accélère, il est plus rapide que pour l’ensemble du pays

Publié par la Lettre Economique de Bretagne

L’Insee Bretagne vient de publier une étude concernant le vieillissement de la population bretonne. La moyenne d’âge est de 41,3 ans supérieure à celle de l’ensemble de la France.

‘Avec actuellement 41,3 ans de moyenne d’âge, la population bretonne vieillit plus rapidement que la population française dans son ensemble’, précise l’INSEE Bretagne. Parmi les multiples raisons : un déficit migratoire entre 20 et 30 ans et un littoral très attractif pour les retraités en provenance d’autres régions françaises. Le centre de la Bretagne, où le vieillissement s’est amorcé très tôt, fait partie des territoires les plus âgés. Les bassins de vie de la première couronne des grandes villes voient aujourd’hui leur population vieillir très rapidement. Le littoral cumule une population déjà âgée et un rythme actuel de vieillissement important. En 2014, 20% de la population bretonne est âgée de 65 ans ou plus contre 18,2% pour l’ens emble de la France métropolitaine. De même, la proportion des personnes âgées de 80 ans ou plus représente 6,4% de la population en Bretagne contre seulement 5,7% au niveau national. Cependant, cette surreprésentation des plus âgés ne traduit pas un déficit pour les moins de 20 ans qui représentent en Bretagne quasiment la même proportion qu’au niveau national. En revanche, les jeunes actifs de 20 à 39 ans sont sous-représentés dans la région, du fait d’un solde migratoire toujours déficitaire entre 20 et 30 ans. Ce déficit se résorbe toutefois pour la classe d’âge 40-59 ans et la région reste attractive pour les actifs.

Pour accéder à l’ensemble de l’enquête : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=2&ref_id=23689

 

Carte de la dette des régions métropolitaines

Carte de la dette des régions métropolitaines

Breizhbook a relayé la diffusion de cartes établies par le Figaro et l’Institut Montaigne.
La région la plus endettée est l’Ile-de-France.
L’endettement par personne est le plus fort en Corse et le plus faible en Bretagne.

detteregionsfrance

Cop 21 : la Bretagne, futur leader mondial des énergies marines ?

Cop 21 : la Bretagne, futur leader mondial des énergies marines ?

Interview de Florent Detroy sur Atlantico.fr

vagueDes courants, des marées, du vent… La Bretagne regorge d’atouts pour développer les énergies marines renouvelables. La région pourrait-elle devenir un leader dans ce domaine ? Si elle n’en est encore qu’à l’expérimentation, la Bretagne fait la course en tête concernant l’énergie hydrolienne. Interview de Florent Detroy,  journaliste économique, spécialisé notamment sur les questions énergétiques, environnementales et industrielles.

Atlantico : La Bretagne a un fort potentiel dans les énergies marines renouvelables. Les entreprises et collectivités bretonnes ont-elles commencé à investir dans ce domaine ?
Florent Detroy : Les différentes énergies marines sont à des niveaux de maturité très différents. L’éolien offshore connait une activité commerciale forte au Danemark, en Allemagne et en Angleterre , alors que la France est très en retard dans ce domaine. En revanche, la France est bien en place sur l’hydrolien, Bretagne en tête. Mais il n’y a pas encore de projet commercial concernant les énergies marines. Nous en sommes encore au stade de l’expérimentation. (suite…)

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