Article de René Pérez sur bretagne-bretons.fr

En cette année 2016, l’aéroport de Rennes enregistre une progression record avec une hausse à deux chiffres. Depuis janvier, le trafic est en hausse de 18% et même de 24% sur le mois de juillet. Une spectaculaire croissance qui pose question tant cette plate-forme aéroportuaire a suivi, depuis dix ans, une trajectoire diamétralement opposée à celle de Nantes, séparée pourtant de quelques dizaines de kilomètres à peine. Ce qui, à l’échelle des infrastructures aéroportuaires, ne représente qu’un gros saut de puces, surtout quand il s’agit de trafic international.

Or, à l’heure où le projet de Notre-Dame-des-Landes revient sans cesse dans une actualité bouillonnante, on ne peut que s’étonner de constater que Nantes a connu, depuis une dizaine d’années, une progression vertigineuse de sa fréquentation alors que Rennes traversait curieusement de gros trous d’air. Certes, il n’y a pas des régulation du trafic aérien en France mais comment comprendre que deux aéroports quasi-voisins aient connu des trajectoires aussi opposés, comme si on avait voulu faire le forcing sur Nantes pour légitimer à tout prix la création d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

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