Article de Stéphanie Hancq dans Ouest-France

Plusieurs milliers de tonnes de sucre bio sont importés chaque année en Bretagne car la production de sucre bio n'existe quasiment pas en Europe.

Plusieurs milliers de tonnes de sucre bio sont importés chaque année en Bretagne car la production de sucre bio n’existe quasiment pas en Europe.

La région importe tout son sucre bio. Fort de ce constat, Bernard Cano, un patron breton, veut développer la culture de la betterave sucrière. Les premiers semis vont être plantés.

Le projet

L’agriculture biologique, Bernard Cano y croit. Le fondateur de Edou Breizh, une société de transformation des produits de l’agriculture biologique, veut montrer que « l’on peut produire autrement » avec son projet, Breizh Sukr. L’idée ? Développer la betterave sucrière bio en Bretagne. Son atout : être rentable pour les cultivateurs et respectueuse de l’environnement. Le frein : la filière doit être entièrement structurée.

« Quand on parle de la betterave sucrière, on pense aux cultures intensives dans le Nord de la France. Mais une production locale est possible. Et les besoins sont là », assure le transformateur bio. Plusieurs milliers de tonnes de sucre bio sont importés chaque année en Bretagne car la production de sucre bio n’existe quasiment pas en Europe. Or les besoins sont croissants (de l’ordre de 20 % par an).

« Des industriels et des agriculteurs nous suivent déjà. On peut citer Éric Ollive, patron de Breizh Cola. » Bernard Cano en est persuadé : « Le moment est arrivé pour les agriculteurs de se lancer. Cette filière peut créer de l’emploi. »

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