Article d’Anne-Laure Jaouen sur le site http://www.bretagne-bretons.fr/

L’entrepreneuriat au féminin : c’est quoi ?

En France, 30% des créateurs d’entreprises sont des femmes mais elles ne sont que 14% à la tête des entreprises de plus de 50 salariés. En Bretagne, 7,1 % des établissements de 10 salariés et plus, ressortissants des CCI, sont dirigés par des femmes, un chiffre en stagnation (source : CCI Bretagne – données 2011). Pour encourager les femmes à se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat, le ministère de la parité a élaboré un programme d’aide avec l’accès facilité au crédit bancaire et un travail avec les réseaux d’accompagnement. Sur la région bretonne, deux réseaux principaux se partagent l’accompagnement des femmes : Femmes de Bretagne et Entreprendre au féminin Bretagne. Ce sont leurs actions et leurs observations sur le terrain qui permettent de mieux cerner la réalité locale.

Faut-il distinguer un entrepreneuriat féminin ?

« Il n’existe pas de spécificité ou de différence dans la gestion de l’entreprise, explique Marie Eloy, présidente du réseau Femmes de Bretagne. La différence entre hommes et femmes se situe surtout au moment du lancement : les femmes se sentent moins légitimes pour monter leur boîte ». La France est d’ailleurs le pays de l’OCDE où les femmes ont le moins confiance en elles pour créer une entreprise : « c’est le poids de l’inconscient collectif, les femmes ont plus de mal à oser. » Une observation confirmée par Juliette Mucchielli, du réseau Entreprendre au féminin Bretagne. « Notre réseau en né en 2002, dans le Finistère, après le constat que trop peu de femmes sont des créateurs d’entreprises. Une étude diligentée par le département révèle qu’il existe des motivations et des freins à la création qui sont spécifiques aux femmes. »
Il n’existe donc pas réellement d’entrepreneuriat féminin, au sens où les entreprises créées par des femmes ne forment pas un ensemble homogène, « elles rassemblent des réalités économiques et sociales diverses, mais elles montrent des considérations spécifiques et pour faire avancer l’entrepreneuriat chez les femmes, il faut bousculer les mentalités ».

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