Babigoù Breizh : le breton comme un jeu d’enfant !

Babigoù Breizh : le breton comme un jeu d’enfant !

Bretagne Prospective vous propose à nouveau d’embarquer à la rencontre de certains de ceux qui choisissent de s’identifier à cette région qui bouge.

Pour cette cinquième escale de « Construire une réalité utile », nous découvrons l’association « Babigoù Breizh »  à Vannes.

Le 26 mars prochain, une nouvelle crèche immersive en langue bretonne va ouvrir ses portes à Rennes.  Il s’agit de la troisième du genre en Bretagne, après celles de Vannes et de Saint-Herblain. Créée en 2007, c’est l’association « Babigoù Breizh » qui porte ces différents projets et offre à des jeunes enfants (bientôt trente-six avec Rennes) et leurs parents un service de crèche unique.

Unique en Bretagne

Avec près de 7 000 enfants intégrant chaque année une filière bilingue en maternelle, la demande en structures d’accompagnements en breton pour la petite enfance est forte. Pourtant le constat est sans appel : avant 2011, les parents ne pouvaient pas inscrire leurs enfants dans des crèches bilingues. C’est aujourd’hui possible grâce à l’association « Babigoù Breizh » et ses micro-crèches.

L’idée n’est pourtant pas neuve. Dès les années 1990, la question avait déjà été explorée dans le Finistère. Mais par faute de personnels formés au breton et à la petite enfance, ce projet n’avait pas vu le jour. Depuis le début des années 2000, l’association « Divskouarn » travaille à l’insertion du breton dans des structures d’accueil déjà existantes. « Babigoù Breizh » marque donc un nouveau pas avec une formule complètement immersive.

Le développement des jeunes enfants au centre du système

Dans un contexte de progression constante du breton dans la scolarité et de besoin toujours plus prégnant de crèches, l’association vannetaise pose les premières pierres d’une réponse adaptée. Mais sa particularité vient aussi du fait qu’elle propose un service de micro établissements n’accueillant qu’une dizaine d’enfants. C’est donc au plus près des besoins de chacun que s’investissent les membres de « Babigoù Breizh ».

A taille humaine, ces centres sont aussi de formidables lieux d’éveil pour les enfants. En effet, le bilinguisme précoce permet un développement cognitif et psychologique important. Nous notons par exemple une plus grande capacité aux raisonnements abstraits, à l’intelligence verbale, à la souplesse mentale ou encore à la résolution de problèmes. L’immersion est donc une chance et un véritable support pédagogique dépassant le simple apprentissage du breton.

L’avenir de la langue

Prix de l’avenir de la langue bretonne en 2012, « Babigoù Breizh » poursuit son développement avec l’ouverture ce mois-ci d’une crèche à Rennes ainsi qu’avec un projet d’ouverture à Brest. Pour autant, comme l’explique Jocelyn Déqué, chargé du développement de la structure, « il y a encore un hiatus à  résorber ». L’association a d’ailleurs récemment énoncé le projet ambitieux d’atteindre 400 places de crèches d’ici 15 ans. Un chiffre synonyme d’emplois, puisque les besoins en personnels qualifiés vont croissants.

Bien que la route soit longue et sinueuse, l’avenir de la langue passe donc par les jeux d’enfants !

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Loïck Roulaud

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A la rencontre de « Reder Bro »

A la rencontre du .bzh

 

Bretagne Prospective : quelques éléments pour le Grand Débat

Un débat est une utopie et l’on y participe avec plaisir, d’autant que celui qui ne participe pas s’exclut ou peut être considéré comme tel. Alors que des contributions sont fort longues, le choix est ici d’être bref en apportant trois réflexions transversales. L’espérance est d’être lu, d’autant que des idées ont été développées par ailleurs à l’échelle de la Bretagne.

Le premier élément qui nous semble aujourd’hui clé est de bâtir des territoires correspondant à la vie des gens

Aujourd’hui, ce n’est visiblement pas le cas. Les départements furent pertinents car, il est vrai, ils avaient une cohérence concernant des mobilités. Aujourd’hui ce n’est plus le cas et ces enveloppes n’ont d’intérêt que par les missions qu’ils assurent. Dans les faits, la vie des gens n’est plus départementale. Elle n’est plus non plus uniquement communale ou paroissiale, ce qui correspondait à l’essentiel de la vie des piétons. Alors que les mobilités ont changé, un problème est que l’essentiel de l’organisation étatique actuelle reste liée à des découpages du passé.

Sur ce point, nous proposons une chose et une seule. Essayer de bâtir des territoires écrits en correspondance avec la vie des gens. Se méfier aussi des « métropoles », des « Grands Paris » avec des territoires bourgeois qui ne sont pas mentionnés par la parole populaire. Tout cela crée sans cesse des déséquilibres perçus entre des élites qui se font plaisir pour avoir des royaumes quand les gens sont coincés dans leurs problèmes et leurs embouteillages. (suite…)

Hommage à Claude Champaud

Hommage à Claude Champaud

Bretagne Prospective, dont il fut co-fondateur avec Martial Gabillard et Jean-Jacques Kérourédan, souhaite rendre un hommage solennel à Claude Champaud. Universitaire, juriste de grande réputation, économiste, mais aussi passionné d’histoire. Sa carrière aura été prolifique et plurielle, également politique (vice-président du Conseil général d’Ille-et-Vilaine, vice-président du Conseil régional de Bretagne) et portée par la défense des intérêts bretons, comme le prouvent d’ailleurs plusieurs de ses ouvrages, notamment « A jamais la Bretagne » (1998) ou ce qui sera son dernier ouvrage « LE C.E.L.I.B : quand des Bretons éveillèrent la Bretagne » (octobre 2017).

Claude Champaud était d’une finesse exquise, son moteur étant la mise en action des hommes, des acteurs et des projets. Auteur de nombreuses publications, il fut tout à la fois écrivain et théoricien de ce que l’on finira par appeler l’école de Rennes, était Président de l’Association Internationale de Droit Economique, envisageait de façon pionnière la « doctrine de l’entreprise » comme devant être nourrie des enjeux sociaux ou environnementaux. Breton convaincu, il fut aussi à partir de 1970 un ardent acteur du CELIB et en première ligne pour l’aménagement et le désenclavement de la Bretagne, notamment en ce qui concerne ses enjeux routiers ou ferroviaires. Il fait partie de cette génération qui a porté la Bretagne telle qu’on la connaît aujourd’hui, est parvenu concrètement à mettre en place de multiples initiatives régionales à une époque où la situation était encore plus difficile qu’aujourd’hui. Créateur du Club des Trente, de l’IGR à Rennes, il devient le premier Président élu de Rennes I et prend aussi la Présidence du CESR en 1975. On notera enfin son courage politique lorsqu’il écrit « Le séparisianisme » en 1977, ce qui lui vaut quelques déboires. Décentralisateur convaincu, acteur déterminé, il laissera à ceux qui l’ont connu le visage de l’intelligence et de la classe.

Ses amis se joignent à sa famille et à son épouse Paule, en les remerciant aussi pour la gentillesse et bienveillance permanentes de leur accueil, dans chacune de ces rencontres qui prenaient un tour historique en raison de sa mémoire et de sa culture exceptionnelles, de sa finesse d’esprit et de son intelligence.

Bretagne Prospective

La Guerche-de-Bretagne : les bouteilles en plastique s’échangent contre des bons d’achat

La Guerche-de-Bretagne : les bouteilles en plastique s’échangent contre des bons d’achat

Depuis le 1er mars, les habitants de la Guerche-de-Bretagne, près de Rennes, peuvent recycler leurs bouteilles plastiques, et en contrepartie, gagner des bons d’achat. Tout cela grâce au kiosque de collecte installé sur le parking du Super U de la commune en partenariat avec la société Cristaline.

Une bouteille, un centime

Dans cette machine, les bouteilles déposées rapportent 1 centime d’euros que le client de la grande surface peut ensuite utiliser en faisant ses courses.

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Article d’Eric Nedjar publié sur le site de France 3 Bretagne

Atlantique délices s’engage en breton

Atlantique délices s’engage en breton

Atlantique délices s’est faite spécialiste de la crêpe bretonne traditionnelle sucrée et la crêpe fourrée au chocolat, qu’elle décline sous différentes marques magasins, dans les grandes surfaces, en France, en Europe et aux Etats-Unis (20 % de la production est exportée). Elle emploie une trentaine de salariés. La fabrication des crêpes est garantie pur beurre, sans conservateur et fabriqué avec des produits locaux ou  régionaux.

Vincent Delarue, l’actuel directeur, a fait intégrer l’entreprise dans le réseau Produit en Bretagne, par conviction personnelle et aussi pour perpétuer la tradition des créateurs de l’entreprise, la famille Bernard, il y a 30 ans. Chaque produit qui sort de l’usine est discrètement estampillé « Produit en Bretagne, ZI de la Croix- Blanche 44260 Malville.

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Article publié sur ouest-france.fr

Coopérative agricole : Pierre-Yves Mahieu interpelle le gouvernement

Coopérative agricole : Pierre-Yves Mahieu interpelle le gouvernement

Maire de Cancale et conseiller départemental, Pierre-Yves Mahieu, estime qu’une ordonnance sur le statut coopératif agricole est une menace pour ce modèle très présent en Bretagne.

« La loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable prévoit une ordonnance sur le statut coopératif agricole (article 11). Les coopératives agricoles, agréées dans un territoire précis pour des activités précises, ont pour mission première la juste rémunération des agriculteurs dans la durée et un apport de services aux meilleurs coûts », rappelle Pierre-Yves Mahieu, conseiller départemental d’Ille-et-Vilaine et maire de Cancale.

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Article publié dans Ouest-France

La proximité : poumon de notre économie ?

La proximité : poumon de notre économie ?

Forte d’un tissu de Tpe et de Pme très dense, la Bretagne compte près de 170 000 entreprises de proximité pour plus de 200 000 emplois salariés.

C’est un secteur très dynamique puisque que l’on compte pas moins de 13 000 nouvelles entreprises créées chaque année sur nos 5 départements. Inscrite dans l’économie sociale et solidaire, la Bretagne est la première région de France sur ce secteur.

Bretagne Prospective vous propose donc cette semaine un focus sur ce sujet, à voir et à revoir ici

Breizh Barter : ça troque en Bretagne !

Breizh Barter : ça troque en Bretagne !

Voilà un mois que Bretagne Prospective vous propose d’embarquer pour une formidable aventure à la rencontre de certains de ceux qui choisissent de s’identifier à cette région qui bouge.

Pour cette quatrième escale de « Construire une réalité utile », nous partons à la rencontre de la plateforme « Breizh Barter » à Brest.

Depuis le début de l’année 2019, le troc (ou « barter » pour les anglophones) est possible pour nos entreprises bretonnes ! Si des expériences similaires émergent outre-Atlantique et chez nos voisins européens depuis une dizaine d’années ce n’était pas encore le cas chez nous. Pourtant, la Bretagne est forte d’un tissu entrepreneurial très dense avec pas moins de 13 000 nouvelles structures créées chaque année. C’est aujourd’hui chose faite avec la plateforme « Breizh Barter ».

Une solution d’économie circulaire pour les entreprises…

Très innovante, cette plateforme permet de mettre en relation des entreprises bretonnes au sein d’un réseau à taille humaine. Basée sur le principe du donnant-donnant, cette antenne régionale de « France Barter » permet aux sociétés de s’échanger biens et services sans apports monétaires. Mais le concept ne se résume pas à cela. En effet, ce service introduit le « barter » : une unité de compte à valeur fixe ou 1 « Barter » égal 1 euro.

Ainsi chaque membre se voit doté d’une trésorerie créditée ou débitée en fonction de ses échanges. Ce principe de paiement par compensation rend donc possibles les échanges multipartites et différés dans le temps peu éloignés d’une forme d’économie circulaire. Dans les faits, un entreprise finance le service d’une société X par la vente à Y de ses propres compétences.

…ancrée dans la culture bretonne

Très prégnante en Bretagne, la culture de la mutualisation et de la coopération trouve ici une nouvelle application aux services des entreprises. Avant tout dédiée aux TPE et PME, cette plateforme permet de financer ses achats sans impacter les finances de sa société. Un atout de poids pour les acteurs économiques bretons car en adhérant à ce réseau, ils dynamisent leurs activités en concourant à la pérennisation de l’ensemble du tissu économique local.

C’est aussi un formidable outil de synergies qui place la coopération comme levier d’action et de croissance. Dans un contexte de compétitivité croissant, cette expérience tend à prouver qu’une autre réalité est possible. Il est certain qu’en Bretagne cette plateforme devrait rapidement prendre racine tant elle semble correspondre aux valeurs de solidarité et de mutualisme propres à notre région.

Le troc, activité ancestrale s’il en est, s’annonce donc avec « Breizh Barter » comme une solution crédible au développement de nos entreprises locales.

Loïck Roulaud

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Un point pour la Bretagne

 

Guérande : la cohérence est une force

Guérande : la cohérence est une force

En adhérant au réseau Breizh 5/5, la ville de Guérande affiche une nouvelle fois sa cohésion.  Gwenn rann : c’est bien sûr la parcelle ou portion du pays blanc. C’est une terre depuis 1000 ans pour le moins bretonne et qui a joué un rôle historique majeur, que ce soit dans le commerce du sel ou au plan politique (le traité de 1365 qui met fin à la guerre de ligue). Résidence d’Anne de Bretagne qui fuyait la peste qui sévissait à Nantes, le blason historique et herminé de la ville a donné lieu à un logo qui ne fut pas ici détourné. Il a simplement repris les codes bretons. De même, c’est sur le fond une ville qui n’a jamais joué avec l’excès de modernité, a refusé de justesse mais clairement l’artificialisation du marais salant par des projets immobiliers. La Bretagne pour elle, c’est une affirmation et une continuité. Placée de force dans une Région dite des Pays de la Loire, elle promeut dès 2002 l’appellation touristique « Bretagne Plein Sud » et refuse la promotion des marchands de savonnette ligérienne qui voulaient la banaliser. Guérande, la cohérence toujours. La fierté de la Bretagne et d’une identité. Non pour elle-même mais pour écrire une histoire politique en lien avec les gens, en lien avec l’économie et les activités. (suite…)

Le « Breizh marketing » – Construire une réalité utile #3

Le « Breizh marketing » – Construire une réalité utile #3

Pour ce troisième volet de notre série, nous avons fait le choix de nous intéresser à ceux qui, comme Guillaume Ropars, font le choix de faire référence à la Bretagne dans leur image de marque.

Tendance récente et de plus en plus prégnante, ce « Breizh marketing » peuple notre quotidien. Coupler son identité d’entreprise ou d’association à un territoire n’est pas neutre et si ce choix est un atout indéniable, il recèle aussi une certaine prise de risque.

En effet faire de son ancrage breton un argument communicationnel engage fortement. C’est à la fois le gage d’une certaine qualité, de traçabilité et d’inscription dans l’économie bretonne.

Cette nouvelle vidéo vous propose d’explorer plus avant ce thème afin de l’envisager d’une toute autre manière.

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