A lire : Le goût des territoires

A lire :

Le goût des territoires.

Laurence Ramolino

Diawel Editions. 2015.

 

Après l’édition des « Explorateurs d’avenirs » en 2014, Bretagne Prospective propose cette année à ses partenaires et ses lecteurs, une dégustation singulière avec la publication du livre « Le goût des territoires ».

Son auteur, Laurence Ramolino,  troubadouce  et pirate bienveillante, invite ses lecteurs à une mobilisation des sens pour un retour au sens et aux énergies du vivant, à travers les nombreux témoignages d’acteurs cueillis ici, en Bretagne mais aussi ailleurs, en Aquitaine. Des acteurs (viticulteurs, agriculteurs, élus locaux, constructeurs, forestiers,..) qui développent leurs activités en dehors des sentiers battus avec cette même conscience de promouvoir une « nouvelle économie en résonance avec le territoire ».

Car c’est bien une des singularités de l’ouvrage que d’avoir réuni des acteurs qui ne se connaissent pas, développent des activités de production très différentes sur des territoires tout aussi divers avec la même grande richesse produite en matière de qualité, de valeur ajoutée comme d’apports de connaissances, les mêmes difficultés aussi, face à des modèles d’économie dominants. En faisant autrement tout simplement, ils affirment que oui, c’est possible de « concocter des jours meilleurs » en produisant sans perdre sa vie à la gagner, même si ce n’est pas si simple. (suite…)

Le Nouveau Défi Armoricain

Le Nouveau Défi Armoricain

Article publié sur www.nhu.bzh

Analyses et solutions pour la Bretagne

NDA-Nouveau-Defi-Armoricain-197x300L’économie et la société bretonnes analysées par StatBreiz, un collectif d’auteurs qui sont ou furent des acteurs économiques connus et reconnus en Bretagne.

Cet ouvrage Le Nouveau Défi Armoricain, est réalisé par sept personnes dont à la direction Claude CHAMPAUD, co-fondateur du CELIB, et Pierre François GOUIFFES, Maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris; appuyés par Yves BRUN Expert-Comptable ; Jean Pierre COÏC, Avocat ; Alain GLON Président de l’Institut de Lokarn ; Guy TARTIERE, capital développeur et Jean DEBOIS, Avocat.
L’Association StatBreiz propose au débat public des réflexions de fond sur la situation réelle de l’économie et de la société en Bretagne, et donne des pistes concrètes d’amélioration pour un avenir meilleur. L’objet de l’Association StatBreiz est précis : favoriser le développement culturel, social et économique de la Bretagne historique.

« Parmi les conséquences sociétales qui résultent de ce nouvel ordre géopolitique, il en est une que les Bretons doivent prendre plus particulièrement en compte. Contrairement à ce qui se passa lors de l’épopée Célibienne, la Bretagne ne peut plus compter sur l’État français pour assurer son avenir. Il est exsangue. Il risque de le demeurer durant les deux prochaines décennies qui seront celles où se jouera le sort des Bretons d’aujourd’hui et plus encore celui des Bretons à venir. La Bretagne doit et devra avant tout compter sur ses propres forces. Il lui faut donc, dès aujourd’hui, projeter et mettre en route un nouveau contrat sociétal régional. »

La Bretagne est en pleine mutation, tant du point de vue économique que sociétal. Pour mieux comprendre ce qui se passe en ce moment en Armorique, à la pointe de l’Europe, et participer à notre avenir commun, la lecture de cet ouvrage, qui va très vite devenir de référence, est indispensable.
Diffusion Coop Breizh – 15 €

 

Une identité régionale pour la France

Une identité régionale pour la France

Cette analyse présente s’appuie sur la conviction que la Bretagne, cette péninsule verte et bleue, cette terre maritime par excellence, ne trouvera son équilibre et sa place que dans le cadre d’un ensemble hexagonal, la France, respectée et valorisée dans sa propre identité régionale : un ensemble de territoires organisés selon l’identité géographique réelle de chaque région formant notre pays.

Cette conviction est partagée par bien des géographes qu’ils soient ou non adhérents à notre association « Géographes de Bretagne ».

Ainsi, sur le plan plus purement géographique, l’identité signifie la cohérence de chaque territoire et de l’ensemble des territoires entre eux, la cohérence des espaces qui se définissent naturellement autour de la mer, de rivières ou de fleuves, de plateaux, de plaines et, bien entendu aussi de tout ce qui constitue la géographie humaine. La Corse par son insularité est un exemple presque parfait, l’Alsace entre Rhin et Vosges en est un autre ou le Massif Central avec l’Auvergne et le Limousin… On pourrait continuer et nous allons, précisément, à travers notre démarche, continuer à rechercher quelle est l’identité possible de nos régions et, par là-même, rechercher cette part essentielle de celle de la France sur laquelle peut et doit se définir la réforme territoriale.

Quelques cartes serviront de support à cette recherche et à nos propositions. (suite…)

Une aventure rennaise ! Un livre de Jacques Lescoat

Une aventure rennaise ! Un livre de Jacques Lescoat

couv_rennes (7) 2Une aventure est plutôt liée à des voyages et l’auteur s’est souvent attaché à décrire une part de ses propres aventures à travers ses carnets de voyages… Mais ici, c’est une toute autre aventure que Jacques Lescoat vous propose. A savoir sa traversée – car cela en fut réellement une – dans les services de la Ville de Rennes notamment de 1979 à 1987, un temps où tout se redessinait si vivement pour préparer la ville d’aujourd’hui. Dans ce cadre, l’auteur, alors Directeur Adjoint des services, a souhaité indiquer ce qui a été le rôle souvent occulté de l’administration. Il le fait simplement à travers sa propre expérience et ses propos ne sont pas exempts de bien des anecdotes qui ont pu avoir une influence marquée pour la ville ! Mais cette part consacrée à ce Rennes qui se faisait, sert à l’auteur pour évoquer aussi ce que peut être cette ville demain. C’est d’ailleurs peut-être l’intérêt principal de cet ouvrage que de lier toujours le passé récent à l’avenir un peu plus lointain… L’aventure vécue par l’auteur est dans ce sens aussi celle d’une ville. Une aventure qui continue !

Le livre : 15 € – Commande auprès de j.lescoat@wanadoo.fr

Jacques Lescoat, administrateur territorial, docteur en géographie, est né sur les rives de la Laïta.

Il est actuellement vice-président fondateur de l’association « Géographes de Bretagne ».

Le Code des libertés bretonnes

Le Code des libertés bretonnes

couverture Code5L’idée revient à un collectif composé de Breizh ImPacte, Les Bonnets Rouges et le Collectif Breton pour la Démocratie et les Droits de l’Homme qui a élaboré un Code des libertés bretonnes du XXIe siècle.

Le collectif a réécrit, version 2015, les articles du Code paysan de 1675. Il est « l’expression du ressenti d’une population qui veut vivre mais que le droit, le pouvoir et ses grandes priorités négligent et sacrifient ». Un de ses objectifs : « la volonté inflexible d’aller de l’avant et de bâtir une société de justice ».

Ce document est publié chez Le Temps Editeur (4€)

A la découverte du granit de Bretagne

A la découverte du granit de Bretagne

Article de Laure-Emmanuelle Husson publié dans Challenges

granitBleu, rose, jaune ou gris, le granit breton est exploité depuis 150 ans dans les Côtes d’Armor. Mais la filière souffre du tarissement des commandes publiques.

Sur la côte qui mène de Perros-Guirec à Trébeurden, les blocs de granit rose, façonnés par la mer et découpés par le vent depuis des millénaires, font chaque été le bonheur des touristes. Voici pour l’image de carte postale des Côtes d’Armor. Car un peu plus à l’intérieur de ces terres bretonnes, cette même roche est exploitée de manière industrielle depuis plus de 150 ans. En 2013, 21.000 m3 de blocs de granit ont ainsi été extraits des différentes carrières bretonnes, pour un chiffre d’affaires d’environ 67 millions d’euros, dont 10% est réalisé à l’export. Le granit made in Breizh a ainsi servi au dallage de l’avenue des Champs Elysées et de la place de l’Hôtel de Ville à Paris, pour les bureaux du Parlement européen, à Bruxelles ou encore de la banque de Chine à Hong-Kong. « Le granit breton a une réputation en lui-même grâce à sa diversité de couleurs et de grains mais les granitiers bretons eux-mêmes ont la réputation de bien travailler« . (suite…)

Devenir « Bretons » pour rester Alsaciens

Devenir « Bretons » pour rester Alsaciens

Article publié dans les Dernières Nouvelles d’Alsace

Point de vue de Jacques Schleef, directeur honoraire du festival Summerlied

jacques-schleef-directeur-honoraire-du-festival-summerlied-dna (ph.franck-kobi)

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Un court séjour en Bretagne m’a amené à quelques réflexions estivales sur un parallèle entre cette région et l’Alsace.

« […] Dans les années 60 et 70, la Bretagne a lancé sa “révolution agricole” avec le développement massif de l’élevage hors sol, ce qui lui vaut bien des difficultés aujourd’hui ; dans le même temps, un mouvement de contestation du centralisme parisien se faisait entendre, n’hésitant pas à user de la violence contre les biens et les personnes. Les “jacqueries” (“Bonnets rouges”) se sont poursuivies, mais les “autonomistes” ont choisi le chemin des urnes plutôt que celui de la prison.

L’Union Démocratique Bretonne siège depuis 2004 au Conseil régional et fait même partie de la majorité dirigée par le PS. Cette alliance est maintenant rompue, et le maire de Carhaix, célèbre pour le festival des “Vieilles Charrues”, Christian Troadec, pourrait tailler des croupières aux socialistes. (suite…)

Femmes de Bretagne veut s’étendre à la Loire-Atlantique

Article publié dans La Lettre Economique de Bretagne

Le réseau composé de 1 700 membres vise à accompagner les créatrices d’entreprise, il fonctionne dans les quatre départements bretons et souhaite s’étendre à la Loire-Atlantique.

Ce réseau Femmes de Bretagne  accompagne et soutient les femmes qui entendent créer leur propre entreprise. Créé en 2014, ce réseau est déjà fort de 1 700 membres en seulement 8 mois d’activité de l’association. Elle fonctionne actuellement uniquement dans les 4 départements bretons et souhaite étendre ses activités et compétences à la Loire-Atlantique. Pour étoffer son réseau, Femmes de Bretagne a besoin de mieux se faire connaître et cherche donc à lever des fonds. Elle a choisi le site de financement participatif Gwenneg. Elle entend y lever 5 000 euros. Il reste 16 jours à cette association pour boucler son projet. A ce jour, 1 702 euros ont été récoltés. La somme doit également permettre à Femmes de Bretagne d’améliorer son site internet. Une quarantaine de contributeurs se sont d’ores et déjà inscrits sur le site pour un apport minimum de 5 euros. Femmes de Bretagne sur Gwenneg

Kengo.bzh : le groupe Télégramme et le Crédit Mutuel Arkéa lancent leur plateforme de crowdfunding

Kengo.bzh (1), tel est le nom de la plateforme de financement participatif, sur la base du don avec ou sans contrepartie, lancée par le groupe Télégramme et le Crédit Mutuel Arkéa. Objectif: financer et favoriser l’éclosion de nouveaux projets sur le territoire. Pour sa première année de fonctionnement, Kengo.bzh – qui sera officiellement lancée le 11 juin – prévoit le financement de 300 projets.

« Kengo.bzh a pour vocation de promouvoir et faire émerger des projets qui font du sens pour les bretons et la Bretagne grâce à la mobilisation de tous, explique Serge Appriou, directeur de Kengo.bzh. Tisser des partenariats entre différents acteurs d’un écosystème et investir de nouveaux espaces de coopération : c’est ce que permet la finance participative et ce qu’entendent développer les équipes de Kengo ». (suite…)

Les explorateurs d’avenir, Jean Ollivro : la mobilité et le territoire

Synthèse du propos de Jean Ollivro, président de Bretagne prospective, durant la journée Auto-mobilité et intelligence territoriale dont le fil conducteur était comment réussir au sein de chaque territoire une mobilité personnalisée, durable, innovante, connectée, sécurisée et ouverte à tous.

Les mutations engendrées par l’arrivée de la voiture

Comme l’explique J. Ollivro, l’arrivée de la voiture a tout bouleversé. Il rappelle que dans un premier temps, le rapport originel de l’homme est le nomadisme, pas par choix, mais plutôt pour répondre à des difficultés (ressources, climat…). Jusqu’en 1600,  70 % de la population européenne et 90 % des nouveaux mondes étaient nomades.  Puis à l’époque moderne, P. Chaunu1 démontre que 95 % de la vie des gens se déroule dans un périmètre de 7 kilomètres, et que le déplacement est vu comme un problème.

L’arrivée du véhicule motorisé, appelé « l’auto mobilitas » par V. Guigueno2, a tout changé. Tout d’abord, la portée des déplacements se trouve démultipliée sans effort. Puis apparaît l’individualisation des déplacements, alors que les  premiers modes de transport à moteur (train, navire à vapeur …) étaient tous collectifs. Au départ réservée à certains « privilégiés », la voiture se démocratise à la fin de la Seconde Guerre mondiale et dans les années 60, et avec elle, se démocratise la vitesse. (suite…)