Soutien historique du .bzh, la Région Bretagne vient d’adopter l’extension internet bretonne, et fait campagne pour le faire savoir. Ouvert à tous depuis décembre 2014, ce nom de domaine a déjà conquis plus de 4 000 collectivités, entreprises et particuliers bretons.

C’est un outil  fédérateur de trois petites lettres qui permet à chacun de souligner, sur internet, son attachement et son appartenance au territoire. Après quelques mois de transition depuis l’obtention de cette extension et le lancement du .bzh sur la toile fin 2014, la Région Bretagne vient enfin de changer l’adresse de son site.

Il est désormais accessible via bretagne.bzh, et breizh.bzh pour la déclinaison en breton.

Pour la première région française à avoir bénéficié de sa propre extension internet, l’événement est de taille. Autant le faire savoir. La Bretagne achèvera le 10 mai une campagne de communication plurimédia de trois semaines, déclinée sur le web, en presse écrite locale et régionale, et en affichage sur huit villes bretonnes.

Symbolique à plusieurs points de vue, ce changement d’adresse est appliqué par l’ensemble de la collectivité. Outre le site, les adresses courriel des 83 conseillers régionaux et des 3 900 agents de la collectivité ont aussi adopté la nouvelle extension.

Très active en termes de communication et de marketing territorial, notamment à travers la marque d'attractivité Bretagne, la région veut confirmer avec ces trois consonnes son image de territoire moderne et innovant (Crédits : Région Bretagne)

Très active en termes de communication et de marketing territorial, notamment à travers la marque d’attractivité Bretagne, la région veut confirmer avec ces trois consonnes son image de territoire moderne et innovant (Crédits : Région Bretagne)

Attractivité et image de territoire innovant

Très active en termes de communication et de marketing territorial, notamment à travers la marque d’attractivité Bretagne, la région veut confirmer avec ces trois consonnes son image de territoire moderne et innovant : tant sur le web que dans d’autres domaines économiques tels le très haut débit, le numérique ou la cybersécurité.

«Le .bzh permet ainsi à la Bretagne de conforter son image et son attractivité en matière de technologies de l’information, pilier de la « glaz économie » bretonne » indique-t-elle dans un communiqué, faisant au passage référence à sa stratégie de développement économique. Le concept de « glaz économie » joue en effet sur le mélange des couleurs bleu, pour les industries marines, vert pour l’agriculture et l’environnement et gris, pour la matière grise des laboratoires et des nouvelles technologies.

Considéré comme un nouveau marqueur de communication pour les instances institutionnelles, le .bzh a donc aussi vocation à être adopté par les entreprises comme un vecteur important de développement.

« La pertinence dans les moteurs de recherche des extensions territoriales comme le .bzh facilitera en effet la recherche des produits, savoir-faire et services locaux » ajoute le Conseil régional.

Vers 10 000 noms de domaines à fin 2015 ?

Depuis l’ouverture du nom de domaine à tous, plus de 4 000 adresses en .bzh ont été enregistrées sur le territoire et au-delà. Le cap des 10 000 noms pourrait être franchi d’ici à la fin de l’année.

Ces adresses concernent autant les collectivités, comme les villes de Quimper et Vannes, que les associations, les entreprises et les particuliers. Des marques nationales comme Le Bon Coin ou la SNCF, profitent aussi de cette extension pour renforcer leur présence sur le territoire breton ou mettre en avant des services dédiés aux habitants.

Qu’il s’agisse de « migration de site ou (de) création de nouveaux en .bzh : depuis décembre dernier, l’adoption progressive de cette extension par les acteurs bretons augmente rapidement le nombre de pages référencées en .bzh ainsi que la visibilité de la Bretagne sur Internet » assure la région.

Dans la compétition internationale que se livrent les territoires, la Région Bretagne espère que sa nouvelle adresse l’inscrira dans le peloton européen des territoires régionaux « numériquement innovants en Europe » à l’instar du Pays de Galles, de l’Ecosse, ou encore de la Galice. Au-delà de l’Europe, et d’autres capitales comme Paris, Londres ou Berlin, sa démarche prend pour référence l’exemple de métropoles qui se construisent aussi « une image spécifique au cœur de l’Internet mondial » comme Tokyo, Québec et New York.

« Sur près de 1 200 nouvelles extensions internet en cours de lancement, 66 sont à ce jour portées par des villes ou des régions voulant apporter à leur territoire et à ses acteurs une visibilité accrue sur le web » argumente la région.

Avec son .bzh, la Bretagne ça gagne !

Article de Pascale Paoli-Lebailly dans La Tribune