Aliments de demain. La Bretagne vise l’universel

Aliments de demain. La Bretagne vise l’universel

Article de Christophe Violette publié dans Ouest-France du 27 août

Poids lourd de l’agro-industrie européenne, la région trône en très bonne place à l’exposition de Milan. Ses entreprises les plus innovantes y sont allées, mardi, en visite officielle.

Les boulangers Laura Pédernec et Jean-Claude Cherrier entourent Michel Morin et Pierrick Massiot, vice-président et président du conseil régional
Les boulangers Laura Pédernec et Jean-Claude Cherrier entourent Michel Morin et Pierrick Massiot, vice-président et président du conseil régional

Mangiare bene, oggi e domani : bien manger, aujourd’hui et demain. Ou comment nourrir la planète de 2050, avec ses 10 milliards d’êtres humains ? Vaste programme… C’est celui de l’exposition universelle de Milan, une fourmilière très grand public. Puisqu’elle accueille, jusqu’à fin octobre, quelque 20 millions de visiteurs en rassemblant 147 pays. Chacun a tenté de répondre, à sa façon, à ce défi.

 

Quand les Émirats Arabes Unis font dans la propagande opulente, la Corée du Sud dans l’esthétique raffinée, la France, elle, a choisi la sobriété efficace. Avec, à la place d’honneur, la Bretagne. Pour un message simple : qualité, sécurité, écoresponsabilité.

L’Italie, 1er client de la Bretagne

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Face au déclin, un Nouveau défi armoricain

Article de Jean-Laurent Bras paru dans Ouest-France 25 août 2015

Un collectif d’auteurs pluridisciplinaires jette un pavé dans la mare : la Bretagne court un réel danger de déclassement économique et social.

Au lendemain de la dernière guerre, la Bretagne a bien failli rester à l’écart des « Trente Glorieuses », cette ère de prospérité qu’a connue tout le monde occidental. Dans les années 1960, sous la houlette du fameux Célib, le Comité d’étude et de liaison des intérêts bretons, elle s’est brusquement et vigoureusement réveillée. Mécanisation de l’agriculture, big-bang de l’agroalimentaire et des télécoms, essor de l’industrie automobile et des activités de transport, révolution de la grande distribution, plan routier… ont permis au journaliste Yannick Le Bourdonnec de décrire un véritable « Miracle breton ». (suite…)

Chez Fantou, le personnel suit au jour le jour la marche de l’entreprise

Article de Stanislas du Guerny paru sur www.lesechos.fr

Yves Fantou, le dirigeant de cet atelier de découpe de viande, communique régulièrement avec tous ses salariés.

Chaque vendredi matin à l’heure de la pause c’est le même rituel. Les 30 salariés de l’entreprise de découpe de viande sont invités par le dirigeant, Yves Fantou, dans la cafétéria pour les informer des marchés de la firme, de ses projets, des arrivants et des départs, des problèmes éventuels. Les cafés sont servis à volonté, les pâtisseries également comme les galettes-saucisses encore toutes chaudes. Le temps de l’intervention n’est pas pris sur celui de la pause, prolongée en fonction de la durée de ce moment d’information. Ce vendredi de juillet à 10 heures, dans l’usine Fantou située à Dol-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), il était question d’un client de la région parisienne que Fantou risquait de perdre car il venait de vendre son magasin. Il a aussi été évoqué le lancement d’une nouvelle gamme de merguez, ainsi que le voyage de quelques jours d’Yves Fantou au Burkina Faso, où il a accompagné un ancien stagiaire pour l’aider dans son projet de création d’une unité de découpe de viande dans ce pays. Le bilan de ce déplacement s’est fait en images commentées et diffusées à l’ensemble du personnel. Puis ce fut l’annonce du départ d’une collaboratrice pour un congé maternité et la solution trouvée pour la remplacer. (suite…)

Cette crise agricole qui n’en finit pas

Article de Pascal Gateaud sur usinenouvelle.com

La crise porcine survient trois ans après le naufrage du pôle frais du volailler Doux. Elle souligne les limites du modèle agricole breton.

Faut-il manquer à ce point de mémoire ? La crise porcine survient trois ans après le naufrage du volailler Doux. Lequel avait révélé, après le dépôt de bilan du groupe Bourgoin en 2000, et le démantèlement du groupe coopératif Unicopa en 2010, la perte de compétitivité de la volaille « made in France ».

Malheureusement, les enseignements tirés de la liquidation du pôle frais de Doux semblent s’être perdus quelque part en Bretagne. Il n’y a pourtant pas de fatalité à voir l’agriculture et l’agroalimentaire français perdre leur leadership en Europe et sur les grands marchés d’exportation. La stratégie gagnante d’un LDC, qui occupe l’ensemble du rayon volailles avec ses différentes marques, et qui investit dans des usines optimisées, renvoie à celle de la coopérative Cooperl Arc Atlantique, qui a déclenché la crise au sein du Marché du porc breton. (suite…)

En Bretagne, la dépense touristique s’élève à 6,6 milliards d’euros

Sur le site de l’Insee

Avec un total de 6,6 milliards d’euros, la consommation touristique intérieure représente 8 % de la richesse produite en Bretagne en 2011, plaçant la région au 6e rang national. L’hébergement est le premier poste de dépenses devant l’alimentation et le transport. La large façade maritime de la région influe sur la structure des dépenses des touristes : plus de transport maritime, plus de ventes de bateaux de plaisance, mais moins de loisirs culturels ou récréatifs. Entre 2005 et 2011, la consommation touristique diminue en volume en Bretagne alors qu’elle augmente en France. Voir le document joint.

Tourisme – Insee

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