Nous sommes les hôtes de la terre

Article de Jean-Luc Baslé, Cercle des Echos

Nous faisons face à des défis considérables sans qu’une réponse coordonnée ne leur soit apportée.

Résumons : démographie galopante dans les pays émergents, en particulier en Afrique, démographie vieillissante en Europe et en Chine, urbanisation, malnutrition, pauvreté, réchauffement climatique, espèces menacées, pollution, hydrographie, ralentissement et financiarisation de l’économie, chômage, endettement, paniques boursières, volatilité des monnaies, immigration, terrorisme, insécurité, populisme, menaces sur la paix au Moyen Orient, en Ukraine, etc., etc. (suite…)

Le transport à la voile a de l’avenir

Le transport à la voile a de l’avenir

Article d’Adèle Le Berre paru dans Le progrès de Cornouaille

TOWT organise le transport de marchandises à la voile avec les innovations et les préoccupations du XXIe siècle.

La Biche est l’un des vieux gréements affrétés par TOWT. Crédit : Laurent Amiot.

La Biche est l’un des vieux gréements affrétés par TOWT. Crédit : Laurent Amiot.

Un nouveau label a fait son apparition sur certains paquets de thé ou de café, sur des tablettes de chocolat : transporté à la voile. Jusqu’à présent, le mode de transport n’était jamais spécifié. «C’est une première ! Ce label donne une image positive au produit. Le transport n’est plus considéré comme une charge et un coût mais comme une valeur ajoutée», expose Guillaume Le Grand, le patron de TOWT (Transoceanic wind transport).

Cette entreprise brestoise fait le pari que le transport à la voile a de l’avenir. Son discours trouve un écho de plus en plus favorable auprès des producteurs, chargeurs, consommateurs à la fibre écologique et soucieux de se démarquer. En 2015, l’entreprise a transporté à la voile 185 tonnes de marchandises, générant une économie de 65 tonnes de CO2. « En 2016, nous espérons dépasser les 200 tonnes de marchandises et 100 tonnes d’équivalent carbone », affiche Guillaume Le Grand qui dirige une petite équipe de cinq personnes installées à l’hôtel d’entreprises de Brest. (suite…)

Les Bretons à la conquête du monde

Les Bretons à la conquête du monde

Article de Mathilde Poncet diffusé sur www.lepetitjournal.com

Pas facile de recenser tous les Bretons résidant à l’étranger… Et pour cause, ils sont partout, on peut les trouver dans une crêperie à Hong-Kong ou sur un terrain de football à New York. Véritable communauté éparpillée tout autour de la planète, les Bretons se retrouvent à travers des réseaux sociaux sur mesure, symboles spécifiques et des valeurs de solidarité et d’ouverture sur le monde. Venez découvrir une diaspora pas comme les autres !

Photo postée sur Breizh Flag Trip Tour

Photo postée sur Breizh Flag Trip Tour

Une tradition de solidarité

S’il est difficile de statuer sur le nombre exact de Bretons à l’étranger, on peut aisément supposer qu’ « au moins un Français sur dix vivant à l’étranger peut se revendiquer breton », affirme Corentin Biette, jeune entrepreneur breton, créateur entre autres du réseau social Breizhbook. Selon lui cette diaspora est résistante car fondée sur des liens de solidarité extrêmement forts qui constituent une part essentielle de la culture bretonne, « dans une péninsule au climat imprévisible, loin du centre économique de la France, ajouter une culture de l’isolement humain n’aurait pas eu de sens. S’aider, parler, trinquer ensemble, échanger, rire, c’est naturel en plus d’être utile, ce sont des choses qui rendent heureux ».

Pour illustrer cette solidarité, Corentin Biette ne manque pas d’exemples. Quand il était à l’étranger, en VIE, il était normal pour lui d’héberger des Bretons qu’il ne connaissait pas, tout en sachant qu’un autre Breton aurait sûrement fait de même pour lui. (suite…)

Le fumier de la détresse

Le fumier de la détresse

Article publié sur le site de l’hebdomadaire Paysan Breton

Jusqu’où ? Jusque quand ? Pour quels résultats ? Les manifestations agricoles s’étirent en longueur en Bretagne. Expression d’un désarroi présent et d’un futur qui semble absent.

fumier-manifestation-eleveur-breton-crise-agricole-rond-point-grande-surface-gms-chambre-agriculture-colere-690x400Du fumier dans les ronds-points. Du fumier à la porte des grandes surfaces. Et maintenant du fumier sur la Chambre d’agriculture. Ce déversement de matière nauséabonde qui porte en lui, à la fois, la pourriture et la richesse d’une terre fumée, constitue un symbole fort dans les manifestations 2016. Au cœur de cet hiver à l’horizon bouché, les éleveurs ont cette profonde impression d’être « comme Job sur son fumier », expression biblique qui fait référence à la souffrance du héros éponyme de l’Ancien Testament. Dans notre langage contemporain, l’expression signifie « être réduit à un état excessif de misère et de souffrance », comme le mentionnent les dictionnaires qui aussitôt proposent une métaphore porteuse, elle, d’espoir: « Tirer quelqu’un du fumier ». Et c’est bien cela qu’attendent les agriculteurs. Dans ce contexte de grande détresse, l’appel des évêques de Bretagne et des Pays de la Loire, lancé le 9 février dernier, n’est pas anachronique. (suite…)

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