Energies renouvelables bretonnes : + 5,1 % en 2014

Energies renouvelables bretonnes : + 5,1 % en 2014

éolienneAvec 44 MW supplémentaires raccordés en 2014, dont le parc éolien citoyen de Béganne pour 8,2 MWé dans le Morbihan, l’éolien progresse en Bretagne de 5,6%. L’éolien reste la première source d’électricité renouvelable en Bretagne puisqu’il contribue à 20 % de la production. En 2013, la dynamique de cette énergie renouvelable avait permis d’atteindre 782 MW électriques. En matière de photovoltaïque, ces sont plus de 1 000 nouveaux raccordements (1114) pour 17 Mwé qui ont été opérés en 2014. Désormais les EnR électriques atteignent 1305 MWé raccordés à fin 2014, soit +5,1 % par rapport à 2013 (x3 par rapport à 2005). Concernant la Biomasse, l’énergie renouvelable thermique, 9 raccordements de cogénérations biogaz (1,5 MW électriques environ), soit 10 % d’énergie primaire supplémentaire ont été produites. Enfin la consommation de bois en chaufferie a atteint 400 000 t / an réparties entre 384 chaufferies sur le territoire représentant environ 40 nouvelles installations sur l’année 2014.

 Article publié sur le site de Bretagne Economique

Tertiarisation des emplois, essor des activités au service de la population : trente ans de mutations dans les territoires bretons

L’Insee publie dans son bulletin de février 2015 le résultat d’une étude menée par Isabelle Baudequin sur la tertiarisation des emplois.

Entre 1982 et 2011, malgré les crises économiques successives, le nombre total d’emplois en Bretagne a davantage augmenté que la population (respectivement + 25 % et + 19 %), comme en France de province. Les zones d’emplois ayant connu les plus fortes progressions telles Rennes, Vitré et Vannes, le doivent à la fois aux activités productives et à celles tournées vers les besoins de la population. À l’inverse, les zones d’emplois de Morlaix, Guingamp, Fougères et Carhaix-Plouguer cumulent pertes d’emplois dans les activités productives et moindre gain dans les activités au service de la population.

Les activités productives ont connu un fort mouvement de tertiarisation. L’agriculture, le BTP et l’industrie n’y représentent plus que 40 % des emplois contre 70 % il y a 30 ans et ne restent majoritaires que dans 3 zones d’emplois sur 18 (Loudéac, Carhaix-Plouguer et Ploërmel). Concernant la sphère présentielle, la part dans l’emploi est passée de 54 % à 65 %. La santé et l’action sociale, les services de proximité et l’administration publique contribuent majoritairement à son développement, notamment dans les territoires en difficulté.

Lire l’étude Tertiarisation des emplois

Ancrage régional, ambition nationale : comment s’appuyer sur le boom des produits régionaux pour développer le succès de sa marque et de son offre produit ?

Par Esther Huguenel-Durand, HD Brand Strategy et Alexandre Durand, www.direction-marketing.fr –                                                               Article publié dans la Revue de l’observatoire des IAA par la Chambre d’agriculture.

Les Français s’intéressent à l’origine des produits qu’ils consomment. Entre la tendance ‘locavore’ et l’engouement pour le ‘made in France’, l’identité régionale devient un puissant outil marketing. Les motivations qui poussent à préférer une origine sont plurielles et il est nécessaire de distinguer produits locaux, régionaux et made in France. Cet article est centré sur le marché des produits agroalimentaires régionaux et a pour objectifs, d’une part, d’aider les entreprises à mieux connaître et comprendre le boom des produits régionaux. D’autre part, il contribue à leur donner des pistes pour développer le succès de leur marque et de leur offre produit. Plusieurs études soulignent une hausse de la demande pour les produits régionaux : 60,5 % des Français trouvent que les enseignes devraient proposer davantage de produits issus de leur région (source : étude « Crise de shopping ou shopping de crise », Shoppermind, décembre 2013), les plus de 50 ans étant les plus demandeurs. Selon cette même étude 46,2 % des Français accepteraient de payer un surcoût de 5 à 10 % pour un produit régional par rapport au prix d’un produit standard – ce qu’un tiers des Français n’accepterait pas. Pourquoi cette hausse de la demande ? Quelles sont les motivations des consommateurs ? À quels besoins les produits régionaux répondent-ils ?

Lire le pdf : ancrageregional

A Langouët, ils disent oui à la réunification

Les habitants de cette commune au nord de Rennes étaient invités, ce dimanche, à se prononcer sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne.

19,6 % de participation

Une votation citoyenne était organisée, ce dimanche, par l’association Dibab à Langouët, petite commune de 600 habitants au nord de Rennes. Une première en Ille-et-Vilaine.

79 habitants (sur les 402 inscrits sur les listes électorales) ont voté, soit une participation de 19,6%.

75 % pour la Bretagne à cinq

« C’est encourageant, sachant que nous ne sommes plus dans l’actualité sur la réforme territoriale. On sait qu’il y aura d’autres votations. Des communes d’Ille-et-Vilaine sont intéressées », indique un porte-parole de Dibab.

Les votants ont dit « oui » à la réunification de la Bretagne (75% des suffrages). A la deuxième question, « Etes-vous pour la fusion des conseils départementaux et du conseil régional au sein d’une seule et même assemblée de Bretagne? », le « oui » l’emporte également (81% des suffrages).

Article publié dans Ouest-France du 8 février 2015

Rennes, cette grenouille qui se prend pour un boeuf

Qui ne connaît pas la fable de la grenouille et du bœuf ? Une fable qui visait avant tout à faire comprendre que chacun devrait accepter à la place qui était la sienne bien entendu, une manière de considérer que l’ascension sociale est une chimère. Mais elle peut avoir une autre grille de lecture, en considérant qu’à vouloir se développer trop vite, on oublie parfois ce que l’on est et surtout d’où l’on vient au risque de ne pas pouvoir tenir.

La grenouille, cela pourrait être la ville de Rennes. Pardon, Rennes Métropole, puisque dorénavant la capitale bretonne a statut de métropole, tout comme Nantes et Brest. Une belle promotion pour cette petite ville qui se rêve place forte européenne. Cela peut choquer mais oui, Rennes est bien une petite ville, à la dimension du continent. Avec ses 206.000 habitants intramuros, elle peut difficilement boxer dans la même catégorie que Munich, Manchester, Valence ou Naples, pour ne même pas parler de la catégorie encore au-dessus. Mais elle y aspire.
En soi, il est difficile de reprocher à des élus d’avoir de l’ambition pour leur territoire. C’est cette ambition qui a fait de Rennes la plus petite ville au monde à posséder son métro, comme le rappelait fort justement Michel Urvoy dans un éditorial chez nos confrères de Ouest-France. Un métro qui a joué un rôle dans le développement récent de la ville en terme démographique et par la même occasion dans son expansion économique.
Rennes attire, c’est certain, la ville est dynamique, agréable, la vie culturelle y est plutôt riche, même si elle a été depuis largement dépassée par ce qui se passe à Nantes, elle reste à taille humaine et propose une variété d’emplois, en particulier des emplois qualifiés, qui manquent bien souvent si cruellement en Bretagne, ce qui pousse nombre de diplômés à quitter la région. (suite…)

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