Guenrouët : un pas de plus en Bretagne

Guenrouët : un pas de plus en Bretagne

Pour ce nouvel épisode de « Construire une réalité utile » nous partons sur les rives du Canal de Nantes à Brest, à Guenrouët, en Loire-Atlantique. Dans cette commune, 4 chefs d’entreprises ont fait le choix d’assumer leur bretonnité en s’affichant Breizh 5/5. (Propos recueillis auprès d’Anne-Thérèse Thomas-Seignard, Christine Métaut, Laurent Guillet et Rémi Valais)

C’est sur l’air du Bro Gozh Ma Zadoù que s’est conclue, le 17 juin dernier, l’inauguration simultanée des plaques de quatre nouveaux ambassadeurs de Breizh 5/5 : Les pensions de la baraque, Studio Christine Métaut, Kerisac et Rémi Valais production. Une première pour l’association qui n’en finit plus de faire parler d’elle.

Un choix qui fait sens

A la genèse de ce partenariat nous trouvons Laurent Guillet, dont l’entreprise, Kerisac, produit un cidre bien connu. C’est à la suite d’échanges avec le président de la société TradYsel, Gwenael Rio, que le cidrier découvre l’association qui propose de s’afficher pour la Bretagne à cinq départements. Lors d’une réunion de l’Union Guérinoise des Artisans et Commerçants (UGAC), il propose ainsi aux acteurs économiques de Guenrouët de s’engager avec lui dans la démarche.

Ils sont alors trois à répondre favorablement à son appel. « Mes racines bretonnes ont parlé » dit Christine Métaut. Pour Laurent Guillet, la démarche dépasse l’entreprise et s’impose comme « une espèce d’évidence ». Un choix du cœur qui fait largement consensus : c’est « une confirmation de mes convictions » pour Anne-Thérèse Thomas-Seignard.

Cette adhésion est aussi l’occasion de rendre hommage à ses racines. Comme le souligne Rémi Valais (Ndlr : président de l’UGAC) « Quand je suis né on ne parlait que de Bretagne » et Christine Métaut, originaire de Plouay (56), d’ajouter « j’ai entendu parler breton à la maison jusqu’à la disparition de mes grands-parents ».

Un engagement pour le territoire

Anne-Thérèse Thomas-Seignard, gérante du camping Les pensions de la baraque, étape des randonnées du canal de Nantes à Brest, nous explique que « dans l’esprit des gens, je suis en Bretagne ». L’adhésion à Breizh 5/5 n’est qu’une suite logique.

Un constat que l’on retrouve chez Rémi Valais : le producteur audiovisuel a, en effet, réalisé un film (en français et en breton) sur les manifestations en mémoire d’Anne de Bretagne. La Loire-Atlantique faisant partie de la Bretagne, « cela fait sens » explique-t-il.

Membre de Produit en Bretagne depuis une vingtaine d’années, Laurent Guillet, parle aussi d’approfondir son engagement pour le territoire. A l’aube du centenaire de Kerisac, cette adhésion démontre avec force qu’à Guenrouët on produit du cidre breton !

L’intérêt pour l’association ne fait que s’accroître puisque c’est en présence du maire de la commune, de ses homologues de Blain, Plessé et Drefféac mais aussi de représentants de la Communauté de communes et du Conseil départemental que s’est tenue cette belle fête. « L’avenir nous réservera peut-être une bonne surprise, qui sait ! En attendant, nous allons vivre et penser 5/5 ! » Peut-être un vœu en forme de présage ?

Loïck Roulaud

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Daniel Cueff, le maire breton qui invente le village de l’après-pétrole

Daniel Cueff, le maire breton qui invente le village de l’après-pétrole

Comment vit-on lorsqu’on ne veut pas hypothéquer l’avenir des générations futures ? Dans le village breton de Langouët, un élu fait tout pour en faire un territoire 100 % écologique.

La pièce est foisonnante. Sur les murs de bois, des affiches exposent en grand format divers projets dont on trouve les détails dans les piles de livres, schémas, plans d’urbanisme et autres documents administratifs qui jonchent la table de réunion.

Ferme en permaculture, serres photovoltaïques, habitats légers, préservation des terres agricoles, voies piétonnes… A en croire les murs de son bureau, Daniel Cueff ne manque pas d’inspiration pour faire de son village une commune écologique.

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Article de Eléa Pommiers publié sur lemonde.fr

Du gaz de ville au gaz des champs

Pour rattraper son retard, la Bretagne met les gaz. Les projets de méthanisation se sont multipliés ces temps derniers pour transformer les résidus de l’élevage en énergie propre et renouvelable. Dans ce domaine, la Bretagne n’a pas vraiment fait la course en tête, malgré les engagements de l’Etat. En 2011, Nicolas Sarkozy était venu dans la presqu’île de Crozon (Finistère) pour lancer un plan de préservation du littoral qui reposait notamment sur un fort développement de la méthanisation. On vivait alors en pleine crise des algues vertes, grandement liées aux épandages de lisier dans les champs, et ce procédé technique semblait une solution adaptée aux marées vertes qui secouaient la Bretagne et faisaient fuir les touristes.

Objectif : parvenir à faire de la méthanisation une activité intégrée dans l’exploitation agricole, à l’image de ce qui se passe en Allemagne où le traitement des effluents et la production d’énergie offrent un appréciable complément de ressources aux agriculteurs.

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Article de René Perez publié sur bretagne-bretons.fr

Le village breton de Langouët en route vers « l’autonomie alimentaire locale »

Le maire sans étiquette de Langouët (Ille-et-Vilaine), commune bretonne à vingt kilomètres au nord de Rennes, est élu depuis près de vingt ans. Daniel Cueff multiplie les initiatives vertes dans ce village bretillien super écolo. Il a banni les énergies fossiles, rendu les menus de la cantine de l’école 100% bio, construit des logements sociaux écologiques, lutté contre les pesticides… Dans cet esprit, l’édile vient de dédier un terrain de 8 000 mètres carrés à la culture de fruits et de légumes au cœur du village. Il a installé deux étudiants en environnement à la tête de cette micro-ferme.

Louis et sa compagne Candice cultiveront et vendront les primeurs : « Quand on parle de notre projet, on voit que les habitants sont hyper enthousiastes, explique la jeune femme. C’est vraiment une dynamique et il y a quelque chose d’encourageant de trouver des gens qui sont prêts à agir et qui partagent les mêmes valeurs que nous. Le fait de venir ici acheter leurs légumes, ce ne sera plus une corvée, mais quelque chose de sympathique… Travailler directement à nourrir les habitants, cela donne vraiment un sens à ce que je fais, comme jamais avant. »

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Introduction d’un reportage sur France 2

Stal : l’annuaire en ligne des commerces parlant en breton

“Stal” signifie “commerce” en breton ! Le site internet et l’application stal.bzh aident les internautes et les Bretons à dénicher les entreprises et les commerces parlant la langue bretonne en proposant un vrai annuaire en ligne. Ce projet est porté par Mignoned ar brezhoneg (les amis de la langue bretonne), créée en 2013.

Cette association a pour but de promouvoir la langue bretonne au travers de prestations de communication, de Gouel Broadel ar Brezhoneg (la fête de la langue bretonne) et d’une boutique en ligne de produits en langue bretonne (vêtements, accessoires, badges, autocollants, jeux …).

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Article de Jean-Christophe Collet publié sur rennes-infos-autrement.fr