Le Journal de la Bretagne : un nouvel hebdomadaire sur les cinq départements

Le Journal de la Bretagne : un nouvel hebdomadaire sur les cinq départements

La place était vacante. Ils l’ont fait. Avec une équipe de 12 journalistes, c’est un événement qui se produit en Bretagne avec une information disponible et complète sur les cinq départements bretons. Avec pour rédacteur en chef Erwan Chartier mais aussi Yann Rivallain, on retrouve aux manettes une équipe expérimentée qui fut la fine fleur du toujours remarquable ArMen. De même, si le projet est porté par Christian Troadec, ce dernier a précisé qu’il sera sur cet hebdo un investisseur avec « une rédaction libre et indépendante » (ABP, le 13.04).

C’est donc l’aventure d’un magazine d’information sur l’ensemble de la Bretagne qui débute, avec tant de choses à relayer sur l’ensemble d’un territoire dynamique. Avec une équipe de professionnels, l’hebdo sera initialement un 40 pages de format tabloïd avec, pour démarrer, un tiers consacré à des infos générales, des dossiers et des débats sur la Bretagne. Puis un tiers d’information pour chaque département. Enfin un dernier tiers de vocation davantage magazine (histoire, portrait, une page en breton, une rubrique voyage, des jeux…).

A l’instar de l’Europe et en paraphrasant Monnet et Schuman, la Bretagne « se réalisera par des réalisations concrètes entraînant une unité de fait ». Il est évident que le lancement de cet hebdomadaire est un tournant effectif pour la construction de la Bretagne. Le journal sera disponible dans 850 points de vente sur les cinq départements bretons et l’équilibre économique se situe autour de 10 000 exemplaires avec une ambition pour le moins raisonnable, d’autant que différentes entreprises veulent bien sûr communiquer sur la Bretagne, son image et ses produits. Premier numéro : ce mercredi 17 avril.

Bretagne Prospective

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Renouer les chaînes du temps avec Tiez Breiz

Renouer les chaînes du temps avec Tiez Breiz

Bretagne Prospective vous propose à nouveau d’embarquer à la rencontre de certains de ceux qui choisissent de s’identifier à cette région qui bouge. Pour cette huitième escale de « Construire une réalité utile », nous découvrons l’association « Tiez Breiz – Maisons et paysages de Bretagne ».

Le monde rural est une clé de lecture de la Bretagne et protéger son patrimoine c’est sauvegarder un pan de notre Histoire. La reconnaissance des intérêts de ce bâti, de son architecture et de ses savoir-faire est donc capital. C’est l’objectif de l’association « Tiez Breiz – Maisons et paysages de Bretagne » qui œuvre sur les cinq départements depuis les années 1970. A l’époque, Suzanne Fenard, fondatrice de l’association, faisait le constat alarmant de la dégradation de cet héritage mais aussi de la formation à la restauration du bâti ancien. Depuis, l’association a fait du chemin, devenant un centre de formation aux techniques traditionnelles du bâtiment. Transmettre pour ne pas voir notre patrimoine disparaître, voilà donc la mission de cette structure basée à Rennes.

 « Informer, sensibiliser et conseiller »

 Pour pouvoir protéger un bâtiment, un savoir-faire, il faut en démontrer sa valeur tant historique que patrimoniale. C’est dans cette logique que Tiez Breiz œuvre pour informer et sensibiliser le plus grand nombre à l’importance de ce patrimoine vernaculaire. Ses membres organisent des sorties guidées ainsi que des visites de chantiers et autres conférences. Il s’agit de démontrer tout l’intérêt de sauvegarder des éléments architecturaux témoins de la Bretagne de nos aïeux.

A cette mission de sensibilisation se couple celle de l’information. L’association met à la disposition de tous une importante bibliothèque de documentations spécialisées installée à Rennes. De plus, elle sort chaque année une revue composée d’articles techniques, d’actualités, de découvertes du patrimoine bâti et paysager ainsi que de présentations de chantiers de restauration.

Tiez Breiz travaille aussi main dans la main avec les collectivités soucieuses de mettre en valeur bâtis anciens comme paysages. L’association fournit des conseils techniques et une précieuse aide à la maîtrise d’ouvrage pour une réhabilitation alliant le respect de la qualité architecturale et le confort actuel.

Par exemple, des stages de formation sont organisés chaque année en partenariat avec l’Ecole des Arts et du Patrimoine à Guérande (44). De la même manière, la réhabilitation des maisons éclusières du Canal de Nantes à Brest se fait en partenariat avec le Service des voies navigables et la région Bretagne.

« Transmettre et former »

La sensibilisation et l’information s’accompagnent de deux volets complémentaires : la transmission et la formation. Pour se faire, des stages théoriques et pratiques sont mis en place tout au long de l’année aux quatre coins de la Bretagne. Il s’agit d’apprendre à connaître les besoins du patrimoine bâti et paysager, d’être capable de sélectionner un artisan, mais aussi d’acquérir des bases pour se lancer soi-même. Ces formations grand public se doublent de véritables parcours professionnels en partenariat avec la Chambre des métiers et de l’artisanat de Bretagne à destination des professionnels du secteur et des demandeurs d’emplois.

Prochain rendez-vous les 19 et 20 avril prochain à Saint Donan pour un stage intitulé « Esprit de la restauration, analyse et compréhension de l’habitat », une belle manière de renouer les chaînes du temps en apprenant des savoir-faire ancestraux.

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Loïck Roulaud

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L’ADN de la culture bretonne, un atout pour le management de demain ?

L’ADN de la culture bretonne, un atout pour le management de demain ?

Dans le cadre de la réflexion conduite par le groupe Culture bretonne et management initié par Bretagne Prospective et plusieurs partenaires[i], nous nous sommes interrogés sur les liens qui pouvaient exister entre les valeurs attendues pour le management de demain et les attributs de la culture bretonne. Trois axes ont été identifiés comme convergents : un management collaboratif, un management par les talents et un management « au féminin ».

Le collaboratif est effectivement une valeur qui monte en puissance, les outils numériques pouvant faciliter des fonctionnements transverses et pour les Bretons, collaborer pour réussir est une valeur historique, que ce soit à travers les coopératives agricoles, le mutualisme des banques ou assurances, la mise en commun de compétences pour arriver à des solutions bénéfiques pour tous (Kozh Ensemble, Bretagne Supply Chain, Club des 30, Bretagne Mobilité Augmentée, Institut de Locarn…)

L’identification des talents est aussi une valeur émergente dans le management d’aujourd’hui. Recruter sans CV, identifier les softskills, retenir les talents grâce à l’identité, aux valeurs de la marque. La Bretagne terre de réseau s’appuie depuis longtemps sur ce management par les talents, on se connaît, on sait la valeur de chacun. Dans le sens inverse, les valeurs bretonnes, une RSE non feinte, un engagement fort des salariés et des entreprises, un vrai souci de qualité de vie sont autant d’atout pour recruter ou retenir des talents qui ont envie de s’investir à leur tour en Bretagne.

Enfin, le « management au féminin » est aujourd’hui souvent cité comme nécessaire pour apporter coopération, innovation et reconnaissance des talents. Ce management est un vieil héritage breton. Parce qu’en Bretagne c’était l’aîné, qu’il soit fille ou garçon, qui héritait du pouvoir… d’où la fameuse Anne de Bretagne, il y a eu dans notre région un relatif équilibre qui par comparaison est passée pour une terre de matriarcat. En tous les cas, c’est peut-être cet équilibre (qu’il faut toujours être attentif à entretenir comme le fait par exemple le réseau Femmes de Bretagne) qui a permis à la Bretagne d’assembler ces atouts pour répondre aux attentes du manager de demain.

Pour illustrer ces propos, le groupe a choisi de faire intervenir dans la toute nouvelle agora de la Gare de Rennes Franck ZAL, chercheur et fondateur de la société Hemarina qui propose de réelles avancées techniques pour la biologie et la médecine grâce à des recherches menées sur l’arénicole. A travers son témoignage, Franck ZAL a pu souligner l’importance de la confiance, les réseaux bretons l’ont beaucoup soutenu par leurs financements… Et cet homme de talent que la Bretagne a permis de faire émerger et qui est aujourd’hui courtisé par les Suisses ou les Américains… souhaite rester en Bretagne pour rendre à ce territoire tout ce qu’il lui a apporté. Et parce que Franck ZAL aime ce territoire, il nous a invités à en prendre soin, « notre futur est dans la nature »… il a par cette mention ouvert un quatrième volet du management « made in Breizh », ce lien peut-être plus fort qu’ailleurs au développement durable.

Une conférence à voir et à revoir ici

[i] Cet événement n’aurai pu être réalisé sans le concours des membres de l’équipe d’organisation :  Jean-Ange Lallican, Isabelle Camillerapp, Sabine Goltais, Yvon Plevin, Erwan Queffelec, Louis-Jean Calloc’h et Loïck Roulaud, mais aussi de l’aide précieuse de la SNCF, d’Harmonie Mutuelle et d’ABI France.

Lucky Luke parle breton plus vite que son ombre

Lucky Luke parle breton plus vite que son ombre

Lucky Luke, le célèbre cow-boy de Morris et Goscinny, maintenant en breton.
Notre héros du far-west a déjà été doublé dans de nombreuses langues dans le monde. Maintenant Brezhoweb, la chaîne télé internet en brezhoneg nous l’offre en breton. Plus exactement dans une série de petits films.

Ainsi le premier des treize épisodes est diffusé aujourd’hui. Ensuite il restera accessible gratuitement en ligne en vidéo pendant six semaines. Donc jusqu’au 18 mai.

L’intégralité de l’article

Article publié sur nhu.bzh

Évènement Bretagne Prospective en gare de Rennes, 10 Avril 2019

Évènement Bretagne Prospective en gare de Rennes, 10 Avril 2019

L’ADN breton,

Un atout pour le management de demain ?

Mercredi 10 Avril 2019

18H30-19H45

En gare de Rennes.

Inscription gratuite.

Capacité limitée à 100 personnes.

contact@bretagne-prospective.bzh

 

Le Programme :

Présentation de l’étude empirique sur le management et la culture bretonne pilotée par l’un des groupes de travail Bretagne Prospective.

L’ADN breton, un atout pour le management de demain ? table ronde avec Franck ZAL, qui croisera sa vision d’un management “made in Breizh” avec les réflexions des membres du groupe “culture bretonne et management”

Poursuite des échanges autour d’un verre à partir de 19h45

L’invité :

Franck ZAL, 52 ans, Docteur de l’Université Pierre-et-Marie-Curie (Science Sorbonne Université), titulaire d’une HDR de la même université, et possède par ailleurs un MBA de l’ESC Rennes. Il a réalisé une thèse sur les relations structure-fonction des hémoglobines extracellulaires d’annélides. Ses travaux sont récompensés en 2001 par la médaille de bronze du CNRS.

HEMARINA (2007) dont le siège social est basé à Morlaix (29), est une société de biotechnologies, lauréate de nombreux prix qui reconnaissent le potentiel des innovations de rupture qu’elle développe.

En 2018, HEMARINA est élue start-up de l’année par le cabinet EY et remporte en fin d’année la Victoire de l’entreprise innovante aux Victoires de la Bretagne. A cette même occasion, Franck Zal est quant à lui élu Breton de l’Année.

Avec le soutien de :

          

Des lunettes made in Naoned

Des lunettes made in Naoned

Bretagne Prospective vous propose à nouveau d’embarquer à la rencontre de certains de ceux qui choisissent de s’identifier à cette région qui bouge.

Pour cette septième escale de « Construire une réalité utile », nous découvrons l’entreprise « Naoned eyewear » à Nantes.

Heol, Gwillen, Blavezh … Autant de termes bretons qui nous sont familiers. Mais savez-vous qu’ils font aujourd’hui le tour du monde ? Nous ne parlons pas d’une nouvelle campagne de communication touristique ou de la promotion de la langue bretonne à l’international mais de lunettes !

« Naoned Eyewear », fondée en 2012, comme son nom l’indique, à Nantes, connaît un succès retentissant pour la qualité, l’innovation et le style de ses lunettes définitivement made in Breizh.

Un caractère bien trempé

Comme nous pouvons souvent le démontrer dans cette série, la langue bretonne recèle de pépites, des termes forts de sens ou tout simplement beaux. C’est dans cette logique que s’inscrit le lunetier nantais. En baptisant l’intégralité de sa gamme de produits en breton, cette entreprise a fait un choix payant. Breton assumé, son fondateur explique d’ailleurs être « viscéralement ancré dans la manufacture de proximité ».

Europe, Amérique du Nord, Australie ou encore Japon, la marque s’exporte partout sans pour autant oublier d’où elle vient et les valeurs qu’elle porte. C’est ainsi sans surprise que nous pouvons la trouver au rang des partenaires de l’association Breizh 5/5.

Imaginés et dessinés en Bretagne, terre d’inspiration du lunetier, ces produits sont ensuite conçus et assemblés à la main à Chantenay et à Sens dans l’Yonne. Une fabrication 100% française qui porte haut et loin les couleurs d’un savoir-faire unique.

Grande qualité et innovation

Si Naoned se distingue par son style unique et sa bretonnité de cœur comme d’action, c’est aussi sur le terrain de l’innovation qu’elle entreprend. En 2015, l’entreprise nantaise a dévoilé une collection baptisée Dôn, du nom de la déesse celtique des mers.

La particularité de ces lunettes est justement de provenir de la mer et plus précisément de nos côtes ! Fruits d’une association avec une entreprise bretonne de la chimie bleue, elles sont faites à base d’algues. Matériaux locaux, renouvelables et biodégradables, elles s’inscrivent dans une démarche durable et d’avenir. Là encore la Bretagne est à l’honneur puisque les quatre paires de cette gamme portent les noms de Molenez, Enez sun, Litiri et Banneg rendant ainsi hommage à quatre de nos îles.

Si assumer sa bretonnité est aujourd’hui un gage de qualité pour le consommateur, Naoned illustre parfaitement l’importance d’accompagner son marketing dans les faits et ainsi ne pas trahir l’aura d’une terre d’exception.

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Loïck Roulaud

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