Vers une fédération sportive de Bretagne. De tous les sports

Vers une fédération sportive de Bretagne. De tous les sports

Ti ar Vro à Vannes a connu, le 17 octobre, un événement majeur, mais encore discret, pour la cohésion de la Bretagne. La Fédération sportive bretonne (FSB) a tenu son assemblée générale de lancement opérationnel.

Un événement phare, en juillet 2022, se déroulera le long du canal de Nantes à Brest.

Son président, Gérard Sancéau jubile. Son pari est en route. Créer de toutes pièces une fédération multisports, la FSB : voir son site. Il rappelle qu’un club peut être affilié à deux fédérations, en l’occurrence à la Fédération française de son sport, et à la FSB. Tous les clubs de tous les sports, qu’il s’agisse de karaté ou de hand-ball par exemple, peuvent donc adhérer à la FSB.

L’intégralité de l’article

Article de Didier Lefebvre publié sur abp.bzh

Lilo : financer (un peu) la Bretagne en faisant des recherches sur Internet

Lilo : financer (un peu) la Bretagne en faisant des recherches sur Internet

Avec 92,4 % du marché, le moteur de recherche Google est pour le moins en situation de monopole en France.  Or, avec des résultats comparables, d’autres moteurs de recherche existent. Ils sont éthiques, écologiques, solidaires et fleurissent en proposent des alternatives fiables. Ils permettent, en faisant des recherches identiques, de sponsoriser quelque peu et à différentes échelles (internationale, nationale, régionale, locale) des actions semblant utiles.

Parmi ces moteurs, on portera ici la focale sur Lilo. Grâce aux recherches des internautes, ce moteur de recherche solidaire a, depuis 2015, reversé 3 110 763 Euros  à des associations internationales, nationales, régionales, locales, parfois aussi à des personnes souffrant par exemple de maladie rare. Le moteur est donc une caisse de solidarité. C’est un des seuls où l’on peut choisir d’attribuer des gouttes d’eau pour soutenir des projets d’associations présentes en Bretagne ou non. D’une part, le moteur s’engage à ne pas utiliser les données de recherche, est donc plus confidentiel (« Lilo ne collecte ni ne revend vos données personnelles »). D’autre part, son mérite est d’être très simple de téléchargement et d’usage, et d’avoir aussi « ses moteurs de recherche hébergés en France ». Chaque recherche effectuée correspond à une goutte d’eau représentant quelques micro-centimes. Mais le crachin breton fait parfois des rivières.

Ainsi, en 2020, au moins 61 000 Euros ont été par ce principe récoltés pour des associations bretonnes ou présentes en Bretagne. Le bilan effectué ci-dessous n’est pas exhaustif, d’autant que des associations n’évoquent pas le lieu ou l’échelle géographique de leurs actions. Que d’autres (la SPA, le Secours populaire par exemple, la Fondation Abbé Pierre, Terres de Liens qui a déjà récolté 53 145 Euros, la revue Reporterre avec 32756 Euros, le mouvement des AMAP, Emmaüs, Surfrider avec 10324 Euros, etc.) agissent bien sûr en Bretagne. Il permet toutefois d’avoir des exemples de financements effectués au 22 octobre 2020.

LPO Loire-Atlantique : 477 Euros Diwan Savenay : 506 Euros
Breizhicoop (supermarché coop. à Rennes) : 751 Euros Rescue Bretagne  (protéger la faune et la flore locale, stérilisation chats errants et mise en place d’espaces protégés) : 309 Euros
Galléco (monnaie locale Ille-et-Vilaine) : 2511 Euros- Vigil’Oust. Préservation environnemental pour les communes concernées par le permis d’exploitation des recherches minières en Bretagne : 156 Euros
Diwan Savenay : 506 Euros 1 toit, 2 générations Côtes d’Armor : 185 Euros
Utopia 56 : association morbihannaise de 2015 pour les réfugiés de Calais, Paris… : 10195 Euros P’tits Korrigans (protection animale en Bretagne) : 1750 Euros
La CPIE. Maison de la nature à Belle-île-en-mer : 63 Euros SPA de Vannes  98 Euros
Des idées plein la Terre (éducation environnement pays de Saint-Malo) : 611 Euros Les p’tits doudous (améliorer la vie des enfants avant d’être opérés, Rennes) : 365 Euros
SPA de Pontivy et de sa région : 58 Euros Le Buzuk, la monnaie locale qui recrée du lien (Trégor) : 200 Euros
La Bidouillerie (Rennes). Organisation de colonie de vacances écocitoyenne : 7773 Euros ABCD pour tous (Ille-et-Vilaine). Aide aux enfants défavorisés nord Thaïlande : 12898 Euros
Regards de mômes (Bécherel). Agitateur de culture en milieu rural : 4574 Euros Village Saint-Joseph (Plounévez-Quintin). Accueil d’hommes et de femmes en difficulté : 11749 Euros
Eau et Rivières de Bretagne : 5238 Euros Bretagne Vivante : 1435 Euros

Bretagne Prospective, 22 octobre 2020. Source Lilo.org/les projets

Ces sommes très variables (Utopia 56 est à plus de 10 000 Euros récoltés) dépendent d’une part de la notoriété des associations. Mais aussi de l’ancienneté de leur inscription. Par exemple Bretagne Vivante vient seulement d’être, il y a quelques mois, référencée sur le site. Mais les recherches d’internautes lui apportent 10 ou 20 Euros par jour et elle est en est déjà à 1435 Euros récoltés. C’est toujours ça de pris. Le potentiel de ces nouveaux moteurs de recherche n’est donc pas négligeable. Un levier restant aussi l’information puisque ces « nouveaux moteurs éthiques et gratuits », pour lequel Lilo est en tête, ne regroupent que 7,6 % des usagers. Même modestement, nos recherches sont des ressources. Ont une valeur parfois exploitée de façon marchande (profilage du « consommateur », revente des données, etc.). Il existe aujourd’hui plusieurs solutions pour limiter ce souci en contribuant à telle ou telle initiative.

J.O. Bretagne Prospective

Le site lilo

Des nouvelles communes s’affichent pour la Bretagne à 5 départements

Des nouvelles communes s’affichent pour la Bretagne à 5 départements

L’écosystème de l’Association “Breizh 5/5” (#EcosystèmeBreizh5sur5) continue de s’enrichir. Quatre nouvelles communes s’affichent pour la Bretagne à 5 départements : Spézet, Trégastel, Languidic et Saint-Caradec.

Aujourd’hui, ce sont 75 communes, 303 panneaux et de nombreux partenaires culturels et économiques, sans compter tous les Breton[ne]s qui s’affichent “Breizh 5/5″.

Avec 472 000 habitants, la population cumulée des communes “Breizh 5/5″ a nettement dépassé celle de la métropole rennaise (427 000 habitants).

Le site

Algo Paint : la peinture bretonne bio avec des algues et désormais des… coquilles Saint-Jacques

Algo Paint : la peinture bretonne bio avec des algues et désormais des… coquilles Saint-Jacques

Créée en 2017, l’entreprise Algopaint de Vern-sur-Seiche est depuis longtemps pionnière sur l’usage des algues qui a fait sa renommée. 98 % de sa peinture est réalisée à partir de matériaux biosourcés. Le procédé rappelle que l’alliance terre-mer est en Bretagne féconde, très ancienne (le maërl par exemple) et a souvent été ici un levier de l’innovation. D’ailleurs, Algopack, cette fois à Saint-Malo, crée déjà des produits rigides à base d’algues et apporte ici des substituts au plastique. Désormais, c’est le domaine de la peinture avec une nouvelle innovation peu commune permettant de valoriser les coquilles Saint-Jacques, autre ressource bretonne notamment en baie de Saint-Brieuc. On sait en effet que ces amas coquilliers étaient pour lors en mal d’exploitation, pouvaient même éventuellement être perçus comme des « déchets ». Or, après deux ans de recherche, elles se révèlent être des coproduits permettant de rajouter de la poudre aux peintures par algues déjà élaborées et proposées. D’avoir de fait une gamme complémentaire un peu plus résistante et propice aux murs extérieurs. Des algues pour l’alimentaire, la médecine, comme alternative aux antibiotiques (Olmix), la peinture (Algopaint). Le ver marin comme substitut au sang avec l’aventure prodigieuse d’Hemarina. Désormais les coquilles de Saint-Jacques comme un nouveau chemin de pèlerinage vers la fabrique de produits plus durables et écologiques. Les ressources de la nature bretonne n’ont  pas fini d’étonner. Avec cette mixité armor / argoat originale, créatrice d’emplois (la nouvelle usine est à Cesson) et à explorer pour de nouveaux débouchés. Voir leur site : algopaint

Bretagne Prospective

(photo Le Télégramme)

800vet niverenn evit ar gazetenn Ya !

800vet niverenn evit ar gazetenn Ya !

Abaoe 2005 e teu er-maez ingal, beb sizhun, ar gazetenn  Ya ! Deuet eo da vezañ ar sizhunieg nemeti war baper en ur yezh vihan e Bro C’hall a-bezh. Un taol kaer neuze ! Pemzek vloaz labour ha pemzek vloaz emgann !  Kement-se a-drugarez d’ur skipailhig engoustlet-dreist, ha da zalc’husted Yann-Fañch Jacq. Keleier ar vro hag an estrenvro, danevelloù, burutelladennoù, lizhiri al lennerien, bilhedoù imor, skiantoù, evezhiadennoù diwar-benn ar brezhoneg yac’h ivez, dindan bluenn Yann Gerven, ha testeni ur Breizhad pe ur Vreizhadez kar o bro war bajenn ziwezhañ ar gazetenn…  Bep hini a gavo e voued er roll-meuzioù liesseurt-se. Disingal ar peuriñ, moarvat, met ur frealz eo kaout ur benveg eus ar seurt-se gant ken nebeut a arc’hant hag ken nebeut a dud gopret. Ezhomm bras hon eus eus al liamm sizhuniek-se e Breizh. Rankout a reer  skoazellañ Ya par ma c’hellomp, dre goumanantiñ, dre vrudañ ar gazetenn tro-dro deomp, dre gas pennadoù-skrid, dre brenañ un tamm bruderezh evit ar re o deus un embregerezh. Un aventur a-stroll eo Ya !

Ya800-niverel

800ième numéro pour le journal Ya !

Depuis 2005 sort régulièrement, chaque semaine, le journal Ya ! Il est devenu le seul hebdomadaire papier dans une langue de moindre diffusion en France. Un bel exploit ! Quinze années de travail et de combat ! Ceci grâce à l’incroyable investissement d’une petite équipe et à la ténacité de Yann-Fañch Jacq. Des nouvelles du pays et de l’étranger, des récits, des critiques, un courrier des lecteurs, des billets d’humeur, des articles de sciences, des éclairages sur les règles d’une langue vigoureuse et saine, par Yann Gerven, et le témoignage d’un breton ou d’une bretonne investis, sur la dernière page du journal… Chacun trouvera de quoi satisfaire son appétit dans ce menu. La pâture est inégale, sans doute, mais c’est un réconfort de disposer d’un pareil instrument avec d’aussi petits moyens financiers et humains. Nous avons grand besoin de ce lien hebdomadaire en Bretagne. Aidons Ya !  Dans la mesure de nos moyens, en nous abonnant, en faisant connaître le journal à notre entourage, en envoyant des articles, en achetant de la publicité pour ceux qui sont à la tête d’une entreprise. Ya ! est une aventure collective.

 

L’IDBE ou La Bretagne pour tous

L’IDBE ou La Bretagne pour tous

Ce sont les travailleurs de l’ombre. Ils collectent, photocopient, numérisent ou scannent la gigantesque matière de Bretagne. Bénévolement, ils donnent gratuitement accès à des milliers de documents des revues introuvables, des sources de première main, des livres difficiles à dénicher dans des librairies officielles. Leur ambition ? Mettre  librement à disposition toute la matière de Bretagne, en français, en gallo, en breton. Sans jugement, sans commentaire. Qu’elle soit jugée favorable ou pas. De la matière. Brute.

Dans une indifférence quasi générale, cette gigantesque aventure portée par l’IDBE  (l’Institut de Documentation Bretonne et Européenne) est sans doute un des événements bretons les plus importants de ce début du XXIe siècle. Cela fait plusieurs années  que l’aventure a commencé. Elle permet aujourd’hui d’en arriver au 10 000e document scanné. Avec déjà une matière colossale. On y déniche ici des classiques, là de réelles pépites, des revues oubliées, des textes improbables, des impasses dans la pensée ; quelques tapuscrits ou documents uniques, parfois des documents confidentiels, rarissimes ou très difficilement trouvables. Par exemple dans l’onglet « revue, journal, périodique » d’une richesse déjà phénoménale. C’est un véritable travail de titan tant la matière bretonne abonde, avec un site dans l’ensemble très bien organisé.

Les recherches sont possibles par auteur avec déjà près de 2000 patronymes et écrivains. Mais aussi par thème (agriculture, politique, art, économie, littérature, chants et danses, histoire, droit des minorités diaspora, sports, science, territoires, etc.) et donnent parfois accès à des sous-thèmes. Ainsi, l’onglet intitulé « breton » ouvre sur une arborescence « théâtre en breton », « poésie », « civilisation bretonne », « nouvelles en breton », met gratuitement à disposition pour l’apprentissage éventuelle des « méthodes », des « grammaires », etc. Une autre entrée est proposée par type de documents (actes administratifs, livres avant 1860, décret, opuscule, monographie, calendrier, guide, etc.). Et les deux derniers onglets isolent les nouveaux documents scannés ou proposent une recherche libre, parfois très utile, à partir de mots-clés. En naviguant au hasard, on tombe parfois par hasard sur des documents inédits, improbables, étonnants. La richesse du site facilite à l’heure du numérique une entrée facile et commode vers la matière bretonne, aide à la démocratisation du savoir, va aider aussi d’autres travaux universitaires, de recherches et permettre de nouvelles études plus riches, plus critiques et approfondies.

Un seul mot : bravo pour ce site généreux. Bravo pour cet immense travail qui met à disposition des écrits de toutes sortes, une littérature foisonnante et parfois oubliée. Bravo aussi pour offrir une matière brute, des sources de première main, en permettant aux gens de faire eux-mêmes le tri, en les laissant s’imprégner d’une matière impressionnante. Bravo surtout d’aider au souci de l’éducation à la matière de Bretagne. On sait que l’histoire ou même la géographie bretonne sont très peu enseignées par l’éducation nationale. La Bibliothèque numérique bretonne et européenne comble un immense vide. Est déjà une base essentielle pour retrouver des écrits majeurs, en revenir aux origines, remettre des documents dans leurs contextes, avoir librement accès à la matière du pays. Un site au final généreux. Uniquement généreux. Aux Bretons, s’ils le souhaitent de s’y intéresser et éventuellement de soutenir une véritable œuvre qui peut accompagner et amplifier la passion qu’ont déjà les Bretons pour leur pays.

Le site de l’IDBE en ligne : http://bibliotheque.idbe-bzh.org/

Jean Ollivro, Bretagne Prospective