La Redadeg : appel à projets – Galv da raktresoù 2022

La Redadeg : appel à projets – Galv da raktresoù 2022

Vous avez commencé à faire bouillonner vos idées ? Vous avez envie de mener un projet qui fera avancer la place de la langue bretonne ? C’est le moment de répondre à l’appel à projets de la Redadeg !

« Breizh a bep reizh » sera le thème de l’année 2022

« Bretagne en tout(s) genre(s) » peut donc avoir de nombreuses significations : l’égalité entre femmes et hommes, respecter la diversité des identités de genre, etc. C’est l’objectif de la Redadeg 2022, mettre en lumière celles/ceux que l’on n’entend pas, mettre en avant celles/ceux que l’on ne voit pas assez sur le devant de la scène, suivre celles/ceux qui insuffleront de nouvelles inspirations à la société. Sensibiliser à la notion d’égalité et de montrer la richesse linguistique, sociale et de genre amenée par la mise en valeur de nos différences.

Cela vous inspire ? Envoyez vos projets avant le 1er décembre.

Plus d’informations

TOWT et le retour des voiliers dans le fret

TOWT et le retour des voiliers dans le fret

En 1979, le bateau Sea Valiant se posait en baie de Douarnenez pour des réparations, suite à des défauts techniques. Lors des manipulations, on perce accidentellement une des soutes à combustibles. Au total, ce sont 30 tonnes de fioul lourd qui se déversent sur la côte bretonne. La Bretagne a été marquée à plusieurs reprises par des accidents écologiques semblables, à l’instar de l’Amoco Cadiz ou de l’Erika. Plus de trente ans après l’incident du Sea Valiant, une entreprise de fret maritime soucieuse des enjeux écologiques se crée dans cette même baie de Douarnenez. Il s’agit de TOWT (pour Trans Oceanic Wind Transport). (suite…)

La nouvelle messagerie bretonne Treebal

En janvier dernier WhattsApp annonçait de nouvelles conditions d’utilisation, partageant un grand nombre de données avec Facebook, comme le nom, le numéro de téléphone ou encore l’adresse IP. Suite aux indignations des utilisateurs, le milliardaire Elon Musk répondit simplement « Use Signal » (« utilisez Signal »), faisant référence à la messagerie cryptée. En effet, si faire usage d’une messagerie cryptée vous faisait passer pour quelqu’un de suspicieux il y a encore quelques années, l’idée devient de plus en plus acceptable. Il y a une prise de conscience d’une partie des utilisateurs d’internet, que la maîtrise de l’usage de ses données personnelles est cruciale. Par ailleurs les acteurs historiques des messageries instantanées ( Messenger, WhattsApp, Signal etc), tous sont américains. Il existe peu de solutions de messagerie sur le vieux continent. Mais l’une d’entre elles, n’est pas seulement européenne, mais aussi bretonne, il s’agit de Treebal.

Située à Saint-Grégoire, la société Dolmen propose via la solution de messagerie Treebal, une application qui protège les données personnelles des utilisateurs. Cette application  fonctionne avec un système de  chiffrement de bout en bout. Cela signifie qu’il est impossible de déchiffrer le message lors de son trajet. La promesse de Treebal  est d’assurer à ses utilisateurs que : « les messages que vous échangez sont chiffrés de bout en bout et vos données restent vos données. Pas de partage, location ou revente de vos informations personnelles. »

Par ailleurs Treebal propose une solution en accord avec les attentes actuelles des utilisateurs pour un usage éco-responsable du numérique. En effet Treebal a intégré la dimension environnementale à toutes les étapes de sa conception et de sa réalisation. Les choix fonctionnels et technologiques répondent à un objectif de sobriété numérique. Concrètement, Treebal propose de planter des arbres au prorata du nombre de messages envoyés sur l’application et des revenus générés par l’entreprise. La moitié des revenus est consacrée à la reforestation. Ce système vertueux fonctionne déjà sur des moteurs de recherche comme Ecosia mais cela est nouveau  pour une messagerie. Parmi les forêts concernées, on trouve la forêt du Faouët, dans le Morbihan.  Quand les enjeux écologiques locaux rencontrent les enjeux de l’innovation numérique.

Atout non négligeable, Treebal annonce être disponible en huit langues dont le… breton. « Le local fait partie des valeurs de l’entreprise », explique David Godest (PDG de Dolmen à Rennes) . Il ajoute « C’est tout naturellement que nous avons répondu positivement aux Bretons désireux de faire vivre cette langue régionale à travers Treebal. Le digital a un rôle à jouer dans la sauvegarde de la culture locale. Une messagerie est un excellent moyen de diffuser cette culture et de la faire connaître ».

En plus de planter des arbres, si une solution de messagerie permet de semer la langue bretonne c’est qu’un usage numérique responsable peut contribuer à la culture bretonne.

 

L’ABEA embarque les entreprises agroalimentaires bretonnes vers l’usine du futur

L’ABEA embarque les entreprises agroalimentaires bretonnes vers l’usine du futur

Usine du Futur, technologies 4.0, Cobots, IA, IoT, MES, GMAO, analyse prédictive, bigdata… Il est parfois difficile de se retrouver dans tous ces termes et de cerner comment et pourquoi les intégrer. Pourtant, pour rester compétitif et garder un temps d’avance, il est aujourd’hui essentiel de comprendre comment ces technologies peuvent prendre leur place dans les projets concrets et rentables d’une TPE-PME et répondre aux différents enjeux, notamment celui de la performance industrielle. Dans ce contexte, l’ABEA propose à 15 entreprises bretonnes le programme collectif Breizh Fab : « Destination Usine 4.0 ».

A l’heure de la transition digitale, il est parfois difficile de se retrouver dans l’éventail des nouvelles technologies pour des structures industrielles, notamment pour les TPE-PME. IoT (Internet of Things), Intelligence Artificielle, robot ou cobot, big data… Les nouvelles technologies, parfois appelées technologies de l’usine 4.0 ou de l’usine du futur, se sont largement développées ces dernières années. Elles représentent de formidables opportunités pour garantir les performances industrielles d’entreprises de toutes tailles en les faisant entrer dans l’ère digitale. (suite…)

La Loire-Atlantique est-elle culturellement en Bretagne ?

Lorsque le débat « Nantes est-elle en Bretagne ? » arrive au coin d’une conversation, les interlocuteurs ont tendance à émettre des arguments très factuels, et difficilement contestables. Non, la Loire-Atlantique n’est pas administrativement en Bretagne. Oui, elle l’est historiquement. Cependant la question de la culture ne vient pas d’emblée. Plus complexe, moins factuelle, dont les arguments nécessiteraient de la nuance. Pourtant la question mérite d’être posée, sommes-nous en droit de considérer la Loire-Atlantique comme culturellement bretonne ?

 

Rappelons d’abord que ce qui nous entoure en Loire-Atlantique rappelle rapidement que le territoire fut un jour en Bretagne. Tout ce qui relève du patrimoine ne trompe pas : les Marches de Bretagne, le château des ducs de Bretagne, la Chambre des comptes de Bretagne. Mentionnons aussi la toponymie brittophone dans le pays de Guérande, ainsi que les communes « de Bretagne » comme Fay ou Temple. On retrouve aussi beaucoup de noms de famille bretons dans les 300 noms les plus courants de la Loire-Atlantique : Allaire, Briand, Guiheneuf, Hervé, Hervouet, Hervy, Le Goff, Jouan, Legal, Lehuédé, Mainguy, Rio. Quiconque souhaite trouver des traces d’un passé breton dans le département n’a qu’à se pencher pour en trouver.

 

Au-delà du patrimoine, on trouve la Bretagne dans ce qu’elle a de revendicatif. C’est le cas du Gwenn ha du par exemple. En effet, le drapeau breton est présent partout en Loire-Atlantique : mairies, habitations, manifestations, plaques d’immatriculation, façades de commerce, cartes postales etc… La présence de ce drapeau est cohérente, une des bandes blanches du drapeau représentant l’évêché de Nantes. Dans la même idée, on trouve nombre de communes qui présente le nom de leur ville en bilingue français/breton, à l’image de Nantes. Il y a une volonté d’affirmer la Loire-Atlantique comme bretonne, en y rendant visibles les symboles de la Bretagne.

 

A côté du patrimoine et de ce qui relève du symbole, il y a la vie quotidienne. C’est peut-être là qu’est le fond de la confusion. Des éléments relient clairement la Loire-Atlantique à la culture bretonne. On trouve 6 000 locuteurs brittophones sur le territoire. Le gallo persiste aussi dans certaines parties, avec 14% de personnes sachant le parler dans le canton de Châteaubriant-Ancenis. Un nombre non-négligeable de bagadoù et de cercles celtiques existe aussi dans le département. Mais l’habitant de Loire-Atlantique trouvera peu de culture bretonne dans son quotidien. Partageant le même mode de vie et les mêmes références que dans le reste de la France, voire de l’Occident. Les loisirs, les centres d’intérêt, la façon de consommer, de s’habiller, de s’exprimer, le rapport à la nature, à la spiritualité, tout cela se standardise, laissant moins de place à la culture bretonne. Tout cela amène un grand bouleversement dans notre rapport à la culture. Il y a cent ans on était breton avant d’être occidental, aujourd’hui on tend vers la sentence opposée, voilà la profonde confusion. Cette perturbation s’applique à tous les départements bretons, à des degrés différents. Ainsi un finistérien a peut-être plus de chance de côtoyer la culture bretonne dans son quotidien mais la Loire-Atlantique n’est probablement pas « moins bretonne » que l’Ille-et-Villaine d’un point de vue culturel.

 

Le patrimoine de Loire-Atlantique reste breton, et il faudrait détruire les châteaux et modifier la toponymie pour changer cela. La revendication bretonne, par ses symboles, rappelle chaque instant que la majorité des habitants de Loire-Atlantique se sent toujours bretonne. Si la « question bretonne » demeure une question, c’est qu’il y a une confusion culturelle. La Loire-Atlantique reste culturellement en Bretagne, du moins autant qu’on peut l’être dans un monde globalisé. La culture bretonne semble si petite face à l’immensité de la globalisation, pourtant elle est bien là.

 

 

Ha breizhat eo Liger-Atlantel ez sevenadurel ?

Pa erru an tabut “E Breizh emañ Naoned ?” e korn ur gaozeadenn, an daou gendivizer zo techet da ezteurel arguzennoù devoudel, diaes da enebiñ outo. Ket, Liger-Atlantel n’emañ ket e Breizh ez amaezhel. Ya, ez istorel ez eo. Hogen argraf ar sevenadur ne deu ket diouzhtu. Luzietoc’h, nebeutoc’h devoudel, gant arguzennoù a emplegfe bezañ arlivet. Koulskoude ar goulenn a zellez da vezañ savet, hag ar gwir hon eus da zesellout Liger-Atlantel evel breizhat ez sevenadurel ?

 

Ar pezh hor gronn e Liger-Atlantel a zegas soñj prim a-walc’h eo bet an tiriad e Breizh un deiz bennak. Tout ar pezh a sell ouzh ar glad na douell ket : Marzhoù Breizh, Kastell Duged Breizh, Kambr kontoù Breizh. Al lec’hanvouriezh vrezhonek e Bro-Wenrann a c’heller menegiñ ivez, hag ar c’humunioù “de Bretagne” evel e Faouell pe e Templ. Anvioù familh breizhat a gaver kalz en 300 anv poblekañ e Liger-Atlantel  : Allaire, Briand, Guiheneuf, Hervé, Hervouet, Hervy, Le Goff, Jouan, Legal, Lehuédé, Mainguy, Rio. An neb a c’hoanta kavout roudoù un amzer dremenet vreizhat en departamant n’en deus nemet da stouiñ evit o c’havout.

 

Ouzhpenn ar glad, e kaver Breizh er pezh he deus an arc’haduriekañ. Gwir eo evit ar Gwenn ha du da skouer. Banniel Breizh zo amañ e pep lec’h e Liger-Atlantel : tiez-kêr, annezioù, diskeladegoù, plakennoù marilh, tal a-raok ar c’henwerzhoù, kartennoù post h.a… Bezañs ar banniel-mañ zo poellek, eskopti Naoned a vez aroueziet gant unan eus bandennoù gwenn ar banniel. Gant an hevelep mennozh, kavet e vez ur bern kumunioù a ginnig anv o c’hêr e divyezhek galleg/brezhoneg, Naoned da skouer. Ur c’hoant da embann ul Liger-Atlantel breizhat zo, o lakaat arouezioù Breizh hewel.

 

E maez ar glad hag ar pezh a glot gant an arouez, e vez ar vuhez pemdeziek. Amañ emañ deun an digompren. Elfennoù ‘zo a liamm war-eeun Liger-Atlantel gant sevenadur Breizh. 6 000 brezhoneger zo war an tiriad. Derc’hel a ra ar gallaoueg e lodennoù ‘zo, gant 14% a dud o c’houzout e gomz e kanton Kastellbriant-Ankeniz. Un niver bras a-walc’h a vagadoù hag a gelc’hioù keltiek a vez ivez en departamant. Annezad Liger-Atlantel na gavo ket kalz a sevenadur breizhat en e vuhez pemdeziek avat. An hevelep doare bevañ hag an hevelep daveoù ha peurest Frañs pe zoken ar C’hornog. Ar goaroù, an deurioù, an doare da veveziñ, da wiskañ, da gomz, an darempred d’an natur, d’ar speredelezh, peptra vez skoueriekaet, o leuskel nebeutoc’h a blas d’ar sevenadur breizhat. Un trefu bras vez degaset en hon darempred d’ar sevenadur eta. Kant bloaz ‘zo e oamp Breizhad a-raok bezañ Kornogad, eilpennet eo bet an traoù abaoe, setu ar strafuilh don. An trubuilh-se a vez adkavet e holl zepartamantoù Breizh, gant liveoù disheñvel. Un annezad eus Penn-ar-bed en deus marteze muioc’h a chañsoù da gejañ gant ar sevenadur breizhat en e vuhez pemdeziek eta, met Liger-Atlantel n’eo ket “nebeutoc’h breizhat” eget Il-ha-Gwilun ez sevenadurel.

 

Breizhat e chom ar glad e Liger-Atlantel, ha ret e vefe distruj ar c’hestell hag erlec’hiañ al lec’hanvouriezh a-benn cheñch se. An arc’hadur breizhat, dre e arouezioù, a zegas da soñj en em sant Breizhad brasañ niver annezidi Liger-Atlantel. Mar chom “an argraf breizhat” un argraf, an trefuilh sevenadurel zo e kaoz. Breizhat e chom Liger-Atlantel ez sevenadurel, kement a ma c’heller chom en ur bed bloc’helaet. Ar sevenadur breizhat a seblant bezañ ken bihan da geñver meurded ar bloc’heladur, neoazh amañ emañ.

 

Ismael Morvan

 

N’hésitez pas à répondre à ce court questionnaire sur le sentiment breton en Loire-Atlantique : https://form.dragnsurvey.com/survey/r/1c5d4eb1

100 000 adresses mail affichent le .bzh

L’extension internet .bzh continue à séduire des entreprises, des collectivités, des associations et des particuliers. Portée par une bonne dynamique, elle a franchi le cap des 100 000 adresses adossées au .bzh, lancé en 2014, avec l’assentiment  de l’organisme de référence, l’ICANN,  régulateur de la Toile.
« Avec les périodes successives de confinement et l’essor de la vente en ligne, de nombreuses entreprises n’ont pas eu d’autre choix que de créer des sites marchands. Et avec ce développement du e-commerce, nombre de dirigeants et de créateurs d’entreprise ont trouvé opportun de coller le .bzh et plus globalement la Bretagne à l’identité de leur établissement, de leur marque », assure David Lesvenan, président de l’association .bzh, implantée à Quimper.

L’intégralité de l’article

Article de Stéphane Le Tyrant publié sur actu.fr