Allée de Pélicans ou rue des Aras… Ces noms fantaisistes risquent de fleurir dans les communes de Bretagne, en lieu et place des toponymes en langue bretonne usités depuis des siècles et ce, sous l’impulsion de la loi 3DS (loi relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et la simplification de l’action publique locale). Lire l’intégralité de l’article.
Philippe Le Duff, dirigeant du Manoir des abeilles à Pontorson et Dol de Bretagne, était le deuxième grand témoin de l’université d’été 2025 de Bretagne Prospective. Cette journée rassemblait plusieurs acteurs de 4 grands ensembles régionaux : Bretagne, Normandie, Val de Loire, Vendée/Poitou.
Fin août 2025, le think tank breton a réuni à Nantes des acteurs de ces territoires pour échanger sur les constats faits par différents intervenants, mais aussi pour proposer des pistes d’évolution afin de gagner en efficacité. Un sondage Ifop publié le même jour soulignait « le régionalisme français qui s’affirme comme une dynamique majoritaire incitant à repenser l’organisation territoriale du pays », selon François Fraus, directeur de l’institut de sondage. Le thème de l’université d’été répond ainsi aux attentes des citoyens. Ces sujets ont été abordés par Jean Ollivro en ouverture de cette journée de réflexion stimulante.
La Bretagne, comme de nombreuses régions françaises, fait face à un défi majeur, celui de la crise du logement. Attractive, elle accueille près 20 000 habitants de plus chaque année. Pour loger cette population, en limitant l’artificialisation des espaces naturels, les forces politiques, associations, bailleurs sociaux et acteurs locaux tentent de trouver des solutions. Ces solutions doivent puiser leur essence dans les spécificités du territoire, dans une logique de décentralisation, d’après le géographe et président du Think tank Bretagne Prospective qui s’en explique à MAPInfo. L’intégralité de l’article
Pour une décentralisation du « net zéro », pour une relocalisation des bassins versants écologiques, pour une politique publique ambitieuse à destination des faibles densités
Zones agricoles, aires péri-urbaines, friches industrielles, massifs forestiers… Quels destins post-carbone pour les territoires les moins peuplés ? À l’heure des choix de société, les enjeux territoriaux et urbains doivent être au cœur du débat public. Cet article détaille la nécessité de flécher des investissements vers ces territoires[1] et de piloter la transition par des métriques locales. Au-delà de leurs vocations agricoles, ces pays (au sens des régions naturelles) sont nos « bassins versants écologiques » et nos indispensables puits carbone +1,5°C-compatibles.
Déjà en temps normal, le gouvernement rechigne quelque peu à s’appuyer sur les autorités locales et régionales, constate ce journal allemand. Mais aujourd’hui, le centralisme français pourrait bien freiner la sortie de crise.
Trois ans à peine après la victoire surprise d’Emmanuel Macron, sa présidence a pris une tournure imprévisible. Ni les manifestations des “gilets jaunes”, qui ont duré des semaines, ni le long mouvement de grève contre la réforme des retraites n’avaient pu détourner le chef de l’État de son cap réformateur. Macron n’a jamais perdu de vue son objectif, qui était de rendre la France de nouveau compétitive et de formuler le projet européen d’égal à égal avec l’Allemagne.