Numérique et commerce de proximité : l’étude de Bretagne Prospective dans Ouest-France

Numérique et commerce de proximité : l’étude de Bretagne Prospective dans Ouest-France

Les jeunes Bretons ne dédaignent pas les commerces de proximité, et ils ne veulent pas se contenter seulement des grandes surfaces et du commerce en ligne. C’est l’objet de l’étude de Vincent Tual qui vient d’achever ses études à Sciences-Po à Rennes. Un travail mené pour le club de réflexion Bretagne Prospective.

On imagine les jeunes consommateurs rivés à leur écran pour faire leurs achats en ligne. Ce n’est pas faux, mais ils ne délaissent pas, pour autant, les commerces de proximité. Ils y mettent cependant une condition : ces commerces traditionnels doivent travailler leur visibilité numérique, par exemple pour mieux les informer de leurs bonnes affaires, ou simplement détailler ce qu’ils proposent dans leurs magasins.

Pour mener ce travail, Vincent Tual, qui vient juste d’achever ses études à Sciences-Po Rennes, s’est appuyé notamment sur une enquête auprès des jeunes consommateurs bretons, les 18/30 ans.

L’intégralité de l’article

Article de Didier Gourin publié sur ouest-france.fr

Noodo : une solution de Wifi territorial pour une connexion comme à la maison

Noodo : une solution de Wifi territorial pour une connexion comme à la maison

Le constat est le suivant : plus de 88% des Français souhaitent que le Wifi soit un service public gratuit dans tous les espaces publics. Ces espaces, socles de la vie urbaine, influent sur l’expérience client proposée par les commerces de nos cœurs de commune. Si les usagers souhaitent consommer ou se divertir, ils souhaitent avant demeurer connectés. Ainsi, l’offre d’une couverture internet de qualité peut s’avérer déterminante pour la fréquentation de nos commerces et espaces de proximité. Un fait d’autant plus vrai en Bretagne où la fracture numérique est une réalité. Focus sur Noodo, prestataire de Wifi territorial.

La couverture internet des espaces publics : un facteur influant de la fréquentation des cœurs de commune

Le fait de parcourir un centre urbain ne constitue pas un acte unique d’achat. C’est également un acte de loisir qui se veut agréable, pratique, accessible… Et connecté. Un espace public répondant à ces critères peut influer positivement sur la fréquentation d’un commerce de centre. Négativement dans le cas contraire. Au regard de l’usage constant qu’il est fait des smartphones, l’offre d’une bonne couverture internet dans les lieux publics peut s’avérer déterminante (notamment auprès des plus jeunes). Consommateurs d’aujourd’hui et surtout de demain, la pérennité des activités de nos centres est corrélée à l’intérêt porté par les jeunes.

La couverture internet : une nécessité pour soutenir les commerces de proximité

En effet, s’il est important de favoriser le développement d’interfaces numériques entre vendeurs et acheteurs, il est incontournable d’offrir le débit internet qui le permet. C’est d’ailleurs ce qui doit être offert en priorité aux individus. Sans la connexion adéquate, tout outil numérique est obsolète. Un commerce situé dans un territoire non connecté est inévitablement désavantagé par rapport à un commerce similaire dont la couverture est optimale. En effet, un bon débit motive le développement du e-commerce et permet au consommateur d’accéder aisément aux informations numérisées relatives au commerce (localisation, itinéraire, produits disponibles, etc.). Tout usage des réseaux nécessite une connexion de qualité. D’ailleurs, c’est au sein des territoires les moins bien couverts que les acteurs de la vie quotidienne rencontrent le plus de difficulté.

De plus, la Bretagne est l’une des régions les plus touristiques de France. Rapproché de Paris via la LGV, l’interaction entre les usagers et la proximité devrait se renforcer. Toutefois, les touristes recherchent confort et praticité. Là encore, cela intègre la couverture internet. Il est aujourd’hui difficilement envisageable qu’une famille avec adolescents ou de jeunes actifs viennent se détendre dans un lieu non connecté. A l’heure où la rentabilité freine le déploiement d’une couverture 4G dans les zones les moins peuplées, il s’agit d’identifier une alternative. Le but étant que la couverture internet ne soit plus un facteur de discrimination entre les territoires.

Noodo : un accès internet pour tous

Basé à Clermont Ferrand, Noodo offre une solution efficace pour subvenir aux besoins de connectivité des collectivités comme des commerces. L’entreprise propose un service de Wifi territorial qui permet un accès aisé à internet pour l’ensemble des usagers. Comment ? Par le déploiement de hotspot, réelle alternative à la 4G. L’intervention de ce prestataire de service assure aux utilisateurs un réseau sécurisé qui respecte la législation en vigueur et un bon débit pour tous. De plus, cela permet aux usagers de limiter leur dépense en data. A l’heure où les couvertures 4G sont autant imparfaites que coûteuses, le besoin de connexion publique est croissant. Exemple breton, la ville de Lorient a récemment investi dans des hotspots Wifi. Pour reprendre les mots Tristan Douard, adjoint au Maire et chargé du développement économique, l’objet de cet investissement est de « contribuer au confort de ville, c’est-à-dire l’attractivité du centre-ville ».

Vecteur d’attractivité, la couverture internet est également un élément indissociable de la transition digitale des entreprises. Clé du commerce à distance, une bonne connectivité permet et renforce les interactions sur les réseaux et plateformes. Au regard de la fracture numérique et des inégalités territoriales dont elle est synonyme en Bretagne, l’usage de hotspots est plus que jamais pertinent.

Vincent Tual

Daniel Cueff à l’Assemblée générale de Bretagne Prospective le 16 décembre : derniers jours pour s’inscrire

Daniel Cueff à l’Assemblée générale de Bretagne Prospective le 16 décembre : derniers jours pour s’inscrire

 « Pour une vision prospective de la Bretagne : Carte blanche à Daniel Cueff »,  tel est le thème de l’Assemblée générale annuelle de Bretagne Prospective qui aura lieu le lundi 16 décembre à 18h dans les locaux d’Harmonie Mutuelle (8bd de Beaumont à Rennes).

Inscription gratuite mais obligatoire à contact@bretagne-prospective.bzh

Invitation AG 1612

Les Jeunes et la Bretagne : faire et faire savoir

Les Jeunes et la Bretagne : faire et faire savoir

Lors des Rencontres Breizh 5/5 co-organisées avec Bretagne Prospective à Pontivy, l’atelier « Les Jeunes et la Bretagne » animé par Tifenn Siret a rassemblé les participants autour de la corrélation entre la bretonnité et les décisions à prendre pour construire sa vie d’adulte, L’ouverture sur le monde, l’hyper mobilité mais aussi le flou inhérent au contexte actuel font de cette période de la vie un moment de questionnements.  Voici une synthèse des pistes évoquées.

– La première question posée est celle de la définition de la jeunesse. Il s’agit d’un concept très large, qui embrasse des réalités individuelles très diverses. Le point le plus important qui a été soulevé concerne la quête de sens des jeunes : par le lien familial et la transmission, par la re-création d’un lien rompu, par une recherche personnelle.

– Le deuxième point abordé concerne le manque de connaissance global, des jeunes et des moins jeunes, du territoire : de son histoire surtout, et parfois de ses cultures et de ses langues. La réflexion qui émerge alors porte sur ce qui alimente le sentiment d’appartenance à un territoire et sur l’espace de la conscience de soi.

– La construction du collectif semble être un des éléments piliers de la réponse à apporter à la thématique. Les jeunes sont moins enclins à faire seuls et ambitionnent plutôt l’avenir dans une réponse collective : une réflexion sur les valeurs du territoire et de la société bretonne, sur le mode de gouvernance, sur la gestion de la communication et de la circulation des informations, le rapport au travail et à la hiérarchie.

– La réponse bretonne à la question du sens, se révèle être une réponse collective à responsabilité partagée : les jeunes, les entreprises, les médias, la structuration sociétale. Autour de questions centrales pour les jeunes : la période post-mondialisation, la défense de l’environnement, la quête d’identité…

En conclusion, les Bretons jeunes et moins jeunes, savent faire et font bien. Mais nous avons tous beaucoup de mal à faire savoir. Une réappropriation du territoire est nécessaire en tendant vers la modernisation, et la modernité de ce dernier. Les jeunes ont les idées et les compétences mais manquent souvent du réseau et attendent des plus anciens une main tendue afin de se lancer. 

Mer et Terre : secteur structurant essentiel du territoire

Mer et Terre : secteur structurant essentiel du territoire

Lors des Rencontres Breizh 5/5 co-organisées avec Bretagne Prospective à Pontivy, l’atelier Terre et Mer a rassemblé les participants autour de Michel Bouguin et Christian Perron. Voici une synthèse des pistes évoquées.

– L’enseignement régional doit être au coeur de la formation des acteurs bretons et permettre l’expression d’une éducation co-pilotée par les acteurs de la Région

– Les banques doivent être actrices du développement (par exemple, la présentation de la politique maritime bretonne de la Banque verte par le Crédit Agricole)

– Les associations animatrices des engagements des acteurs doivent s’approprier et suivre les projets structurants des documents-cadres du territoire afin de favoriser une coordination de tous les projets de Bretagne en mettant en exergue l’intérêt d’une synergie 5/5

– Pour les secteurs de l’agriculture, de la pêche maritime et de l’interface, il y a nécessité de communiquer avec les médias appropriés à chaque tranche d’âge afin de gommer un problème d’image déformée par certains lobbys (écart entre une confiance réelle de la population et la perception ressentie).

Des actions de terrains menées par les agriculteurs bretons (« tous à la ferme », démonstration lors des grands événements du territoire, actions sur les réseaux sociaux,..), peuvent permettre d’exposer l’évolution des pratiques : maîtrise des intrants au plus juste, qualité sanitaire de la production, gestion numérique des zones de production, traçabilité, certification,…

Ne pas hésiter à rappeler la réalité du poids économique du secteur et de ses engagements au bénéfice des Bretons.

En conclusion, pourquoi pas imaginer une structure permettant enfin un dialogue constructif entre les différents acteurs de ce socle unique et très spécifique, une Maison de la Mer et de la Terre ou une fédération Mer et Terre ?