Pierre Orefice, co-créateur des Machines de l’Ile : « Je me sens nantais, et je vis en Bretagne »

Pierre Orefice, co-créateur des Machines de l’Ile : « Je me sens nantais, et je vis en Bretagne »

L’identification internationale « Nantes -Bretagne » est ce qu’on véhicule de fait.

Quand des touristes étrangers rentrent en Bretagne par Nantes ou Rennes, nous nous attachons à rappeler qu’ils sont en Bretagne quand ils sont à Nantes. Ce n’est pas seulement un intérêt économique ou touristique : c’est une réalité.

Moi je suis Lorrain d’origine et suis nantais depuis 1989. Je me sens nantais, et je vis en Bretagne. C’est aussi simple que ça. Quand je vais à l’étranger, j’explique, pour situer Nantes, que c’est en Bretagne.

L’intégralité de l’article

Article publié sur nanteslab.bzh

La Bretagne face au défi de la modernité

Le « Panorama de la Bretagne », document de synthèse réalisé par le Télégramme offre une photographie de la Bretagne en 2020. Sa version papier s’enrichit de 10 points de vue d’experts à écouter. Parmi ces experts, Jean Ollivro, président de Bretagne Prospective.

La Bretagne a gagné les défis de l’après-guerre pour rattraper son sous-développement mais elle doit continuer à s’inventer face aux défis de la modernité. Les questions des territoires, des langues et de la culture sont centrales. Jean Ollivro, géographe, universitaire, auteur de nombreux livres sur l’aménagement du territoire et le développement régional nous explique comment, finalement, la Bretagne et les Bretons trouveront leurs chemins d’avenir en se retrouvant eux-mêmes.

Le podcast

Agir ensemble pour la Bretagne

Agir ensemble pour la Bretagne

Une bonne cinquantaine de personnes étaient présentes aux Rencontres de Pontivy le 8 novembre pour cet atelier de travail animé par Jean Ollivro et Charles Kergaravat qui regroupa des gens de profils très divers (porteurs de projets, jeunes, chefs d’entreprises, représentants du tissu associatif, élus, etc.). La rencontre a débuté par un tour de table tout en demandant, par l’outil Klaxoon, aux gens d’écrire ce qu’incarnait pour eux « Agir ensemble pour la Bretagne ». Les phrases affichées à l’écran ont permis d’ouvrir un riche débat.

En synthétisant ces deux outils, quatre constats sont notables et tiennent à la fois d’un diagnostic et de levier. Le premier fait est que l’agir ensemble pour la Bretagne est tout de suite envisagé comme un socle de valeurs débordant largement le seul enjeu marchand. La Bretagne, c’est la « confiance », on n’est pas dans les « sigles ». Des éléments de « civilité », une « habitude » de coopérer, « le bas niveau d’insécurité » font qu’il existe un constat sur le bien-vivre. C’est un constat non financier et il n’est pas sûr que ce diagnostic eût été  identique dans un pays de mentalité plus marchande. Cette porte est jugée comme devant s’ouvrir aux jeunes, dont on a beaucoup parlé d’autant que quelques-uns étaient présents. Un élément important est aussi de séduire au lieu d’inquiéter, de valoriser les actions positives plutôt que de dire que tout va mal. Un schisme a été constaté quant aux canaux d’information entre les générations. (suite…)

Daniel Cueff à l’Assemblée générale de Bretagne Prospective le 16 décembre : derniers jours pour s’inscrire

Daniel Cueff à l’Assemblée générale de Bretagne Prospective le 16 décembre : derniers jours pour s’inscrire

 « Pour une vision prospective de la Bretagne : Carte blanche à Daniel Cueff »,  tel est le thème de l’Assemblée générale annuelle de Bretagne Prospective qui aura lieu le lundi 16 décembre à 18h dans les locaux d’Harmonie Mutuelle (8bd de Beaumont à Rennes).

Inscription gratuite mais obligatoire à contact@bretagne-prospective.bzh

Invitation AG 1612

Le livre blanc de l’après-tourisme. Bretons de passage

Le livre blanc de l’après-tourisme. Bretons de passage

Professeur de géographie à l’Université de Bretagne, président du « think tank » Bretagne Prospective et auteur de nombreux ouvrages sur la Bretagne, Jean Ollivro vient de publier chez Diawel éditions un ouvrage intitulé  » Le livre blanc de l’après-tourisme. Bretons de passage ».

« C’est un touriste ». Voilà une expression populaire. Au-delà d’un constat, elle peut désigner quelqu’un de peu sérieux, un étudiant en retard, un individu n’ayant rien préparé (il est venu en touriste), quelqu’un qui n’a pas été professionnel ou n’a pas réalisé les choses correctement. Pourquoi utilise-t-on ce terme ? Le choisit-on ? A une époque où ce secteur ne cesse de progresser et représente dans certaines régions jusqu’à 30 % du PIB, l’expression pose problème.

Le « tourisme » est une activité dont on a de plus en plus besoin et qui reste mal dénommée, mal agencée mal fichue. Comment faire en sorte que cette activité ne soit plus prédatrice ? Qu’elle soit a minima digérée ? Sinon fertile ?

Voilà l’interrogation essentielle de cette étude prospective qui s’interroge sur une « phase 2 » du tourisme, voire sur l’après-tourisme, avec une idée pressentie par R. Knafou dès les années 1991, mieux exprimée par P. Bourdeau dans les Alpes dès 2009. « Après-tourisme », « post-tourisme », « tourisme 3 », « new tourism », « neo tourism ». Oui, c’est autre chose avec ce mot que l’on garde sans se demander si c’est le bon. Comment faire en sorte que des gens qui, sur le fond,  ne font que passer d’un territoire à un autre, soient perçus et acceptés tels ce qu’ils sont : des « habitants » temporaires ?

10 € (+ 3 € de port) – A commander auprès de Bretagne Prospective – contact@bretagne-prospective.bzh

Les Jeunes et la Bretagne : faire et faire savoir

Les Jeunes et la Bretagne : faire et faire savoir

Lors des Rencontres Breizh 5/5 co-organisées avec Bretagne Prospective à Pontivy, l’atelier « Les Jeunes et la Bretagne » animé par Tifenn Siret a rassemblé les participants autour de la corrélation entre la bretonnité et les décisions à prendre pour construire sa vie d’adulte, L’ouverture sur le monde, l’hyper mobilité mais aussi le flou inhérent au contexte actuel font de cette période de la vie un moment de questionnements.  Voici une synthèse des pistes évoquées.

– La première question posée est celle de la définition de la jeunesse. Il s’agit d’un concept très large, qui embrasse des réalités individuelles très diverses. Le point le plus important qui a été soulevé concerne la quête de sens des jeunes : par le lien familial et la transmission, par la re-création d’un lien rompu, par une recherche personnelle.

– Le deuxième point abordé concerne le manque de connaissance global, des jeunes et des moins jeunes, du territoire : de son histoire surtout, et parfois de ses cultures et de ses langues. La réflexion qui émerge alors porte sur ce qui alimente le sentiment d’appartenance à un territoire et sur l’espace de la conscience de soi.

– La construction du collectif semble être un des éléments piliers de la réponse à apporter à la thématique. Les jeunes sont moins enclins à faire seuls et ambitionnent plutôt l’avenir dans une réponse collective : une réflexion sur les valeurs du territoire et de la société bretonne, sur le mode de gouvernance, sur la gestion de la communication et de la circulation des informations, le rapport au travail et à la hiérarchie.

– La réponse bretonne à la question du sens, se révèle être une réponse collective à responsabilité partagée : les jeunes, les entreprises, les médias, la structuration sociétale. Autour de questions centrales pour les jeunes : la période post-mondialisation, la défense de l’environnement, la quête d’identité…

En conclusion, les Bretons jeunes et moins jeunes, savent faire et font bien. Mais nous avons tous beaucoup de mal à faire savoir. Une réappropriation du territoire est nécessaire en tendant vers la modernisation, et la modernité de ce dernier. Les jeunes ont les idées et les compétences mais manquent souvent du réseau et attendent des plus anciens une main tendue afin de se lancer.