La 5e puissance économique du monde a peur d’un tildé !

La 5e puissance économique du monde a peur d’un tildé !

D’abord rappelons rapidement les faits. Donc un jeune couple du Penn ar Bed (Finistère) vient d’avoir un bébé. Et souhaite donner à son petit garçon le prénom breton de Fañch.
Et là tout bascule ! C’est le drame !
Vous voyez cette petite ondulation sur le n de Fañch? Ce petit truc ~ est un tildé. Ainsi les Scandinaves ont des petits ronds sur certaines lettres et d’autres barrées. De même les Français ont des cédilles sous le c et des tréma sur le i. Les Espagnols et les Bretons ont parfois un tildé sur le n.
Or la France, pays auto-proclamé des Droits de l’Homme, refuse à un de ses nouveaux Citoyens ce minuscule signe. Donc il semblerait que ces Droits soient différents selon l’Homme que vous êtes.

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Article publié sur nhu.bzh

Hé oh le Rectorat de Rennes, il va falloir s’adapter à notre époque !

Hé oh le Rectorat de Rennes, il va falloir s’adapter à notre époque !

C’est quand même totalement aberrant qu’au XXIe siècle, en Europe, dans un état dit de droit qui se targue d’être « le pays des droits de l’Homme », et dont la devise est « Liberté, Égalité, Fraternité », il soit encore interdit de passer ses examens dans sa langue d’origine.
Les droits de quel Homme ? De quelle Liberté, de quelle Égalité et de quelle Fraternité parlons-nous ?

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Article publié sur nhu.bzh

Pour que la #Bretagne ait enfin son drapeau sur Internet ! Signez la pétition

Pour que la #Bretagne ait enfin son drapeau sur Internet ! Signez la pétition





L’identité régionale bretonne est l’une des plus fortes en France et en Europe. Le drapeau breton est visible un peu partout, du fronton des collectivités au packaging des produits bretons, dans les concerts ou les grands événements sportifs. Mais le drapeau breton est cependant absent du clavier emoji de nos téléphones.

Ces emojis sont aujourd’hui au coeur de nos échanges, privés comme publics. Ces petites images sont devenues des outils de communication essentiels, pas seulement pour les entreprises, pas seulement pour quelques utilisateurs avides de nouvelles technologies, mais aussi pour la grande majorité de la population, connectée quotidiennement aux réseaux sociaux et échangeant sur leurs téléphones mobiles. (suite…)

La Bretagne mérite une grande politique de la mer

Fernand Braudel s’en désolait déjà dans son œuvre monumentale « L’Identité de la France » : sur le temps long de son histoire, notre pays a « raté la mer ». La France a pourtant tout, en termes de situation géographique, pour être une très grande puissance maritime. Qu’il s’agisse de la grande façade Atlantique, de la Bretagne, du Sud méditerranéen, ou encore de la Normandie et du Nord, la très large majorité des limites territoriales de la métropole sont des côtes. A cela s’ajoutent les territoires ultramarins, de sorte que notre domaine maritime est aujourd’hui le deuxième plus vaste au monde, tandis que notre domaine sous-marin s’est hissé récemment au premier rang mondial.

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Article de Thomas Guenolé paru sur marianne.net

Hervé Orhan. La disparition d’un ami

Hervé Orhan. La disparition d’un ami

L’image du droit des affaires et de l’expertise fiscale est souvent associée à la loi immédiate et forcément réactive du temps, à la capacité du professionnel à gérer le temps des lois et des affaires. Hervé Orhan, bien sûr, maîtrisait parfaitement tout cela et sa discipline. Son investissement à la tête de Fidal Bretagne et son professionnalisme ont permis à la société qu’il dirigeait de connaître une croissance d’exception. A l’échelle régionale, la plus forte du groupe.

Mais Hervé était aussi un visionnaire qui s’interrogeait sans cesse sur le sens et la portée des mots (Que sont les « valeurs », « De quoi sommes-nous riches » ?, « Qu’est-ce que la transmission » ?…) et ouvrait sans cesse de nouvelles perspectives et des actions (le fonds Bretagne Atlantique Ambition par exemple). Sa volonté permanente d’apporter aux autres, de croiser les regards et d’ouvrir par exemple le champ de la fiscalité à des sujets aussi pointus et divers que la philosophie, l’art, les neurosciences, les innovations numériques, etc. en faisait un défricheur d’horizon et un pionnier pour accompagner cette réflexion d’actions tangibles et particulièrement efficaces. Hervé était un des piliers de notre association, prenant toujours du temps pour enrichir nos travaux et actions prospectives.

Suite à sa disparition soudaine, l’équipe de Bretagne Prospective est bouleversée et lui rend collectivement hommage pour son apport, son humanité et précisément ses valeurs.

Elle adresse toutes ses condoléances à sa famille et aux membres de la société.

Jean Ollivro. Bretagne Prospective

Le courage : les jeunes montrent la voie

Le courage : les jeunes montrent la voie

Ur vezh. Une honte. Voilà désormais que des jeunes qui ont réalisé leurs études en breton n’ont pas le droit de passer leur bac en breton.

Voilà donc, dans « la » patrie des droits de l’homme, la situation en 2018.

A force de persévérance (la première école Diwan est créée sans l’aval de l’Etat, le lycée Diwan de Carhaix  est notamment lancé grâce aux Vieilles Charrues…), quelques jeunes Bretons ont au forceps tout simplement le droit de parler une langue. La Bretagne attend depuis des décennies une simple reconnaissance et un droit élémentaire reconnu partout en Europe.

Mais voilà. En France c’est non. Sous de nouveaux mobiles, le Rectorat leur « interdit » pour le baccalauréat de composer en breton. C’est interdit. C’est écrit. Un jeune qui a, depuis plusieurs années, eu enfin le droit de préparer un examen avec une langue va être évalué avec une autre. Il n’a pas le droit. Vous avez bien lu.

Mais dans quel Etat sommes-nous ? On se croirait en 1925 au temps de De Monzie (« Pour l’unité linguistique de la France, la langue bretonne doit disparaître »). Le Président ne vient-il pas de déclarer à Quimper (en 2018 quand même) que la langue bretonne « n’était plus » (sic !) une « menace » (sic) pour la République ? Mais où sont les Parisiens ? De quoi ces gens ont-ils peur ? D’une culture, d’une langue, d’une identité qui n’est pas la leur ? Qu’ils ne connaissent pas ? Comment expliquer en 2018 que cet Etat toujours prompt  à donner des grandes leçons de « démocratie » au monde entier soit aussi archaïque, figé, pour tout dire insupportable.

Ah la « France ». Ce magnifique pays des « Droits de l’Homme ». Jusqu’où cette farce ira-telle ?

On ne peut que saluer le courage de ces quinze jeunes qui disent non. Oui, ils risquent leur année. Mais ils partent au combat. Quand la porte de la démocratie est fermée, ils tentent de l’ouvrir ailleurs.

Jean Ollivro, Bretagne Prospective