Guérande : la cohérence est une force

Guérande : la cohérence est une force

En adhérant au réseau Breizh 5/5, la ville de Guérande affiche une nouvelle fois sa cohésion.  Gwenn rann : c’est bien sûr la parcelle ou portion du pays blanc. C’est une terre depuis 1000 ans pour le moins bretonne et qui a joué un rôle historique majeur, que ce soit dans le commerce du sel ou au plan politique (le traité de 1365 qui met fin à la guerre de ligue). Résidence d’Anne de Bretagne qui fuyait la peste qui sévissait à Nantes, le blason historique et herminé de la ville a donné lieu à un logo qui ne fut pas ici détourné. Il a simplement repris les codes bretons. De même, c’est sur le fond une ville qui n’a jamais joué avec l’excès de modernité, a refusé de justesse mais clairement l’artificialisation du marais salant par des projets immobiliers. La Bretagne pour elle, c’est une affirmation et une continuité. Placée de force dans une Région dite des Pays de la Loire, elle promeut dès 2002 l’appellation touristique « Bretagne Plein Sud » et refuse la promotion des marchands de savonnette ligérienne qui voulaient la banaliser. Guérande, la cohérence toujours. La fierté de la Bretagne et d’une identité. Non pour elle-même mais pour écrire une histoire politique en lien avec les gens, en lien avec l’économie et les activités. (suite…)

Le « Breizh marketing » – Construire une réalité utile #3

Le « Breizh marketing » – Construire une réalité utile #3

Pour ce troisième volet de notre série, nous avons fait le choix de nous intéresser à ceux qui, comme Guillaume Ropars, font le choix de faire référence à la Bretagne dans leur image de marque.

Tendance récente et de plus en plus prégnante, ce « Breizh marketing » peuple notre quotidien. Coupler son identité d’entreprise ou d’association à un territoire n’est pas neutre et si ce choix est un atout indéniable, il recèle aussi une certaine prise de risque.

En effet faire de son ancrage breton un argument communicationnel engage fortement. C’est à la fois le gage d’une certaine qualité, de traçabilité et d’inscription dans l’économie bretonne.

Cette nouvelle vidéo vous propose d’explorer plus avant ce thème afin de l’envisager d’une toute autre manière.

Visionner la vidéo 

Breizh Wash : la lessive qui prend soin de la Bretagne

Breizh Wash : la lessive qui prend soin de la Bretagne

Depuis deux semaines, Bretagne Prospective vous propose d’embarquer pour une formidable aventure à la rencontre de certains de ceux qui choisissent de s’identifier à cette région qui bouge.

Troisième escale de « Construire une réalité utile » : à la rencontre de Guillaume Ropars, fondateur de Breizh Wash.

Si vous entendez quelqu’un raconter qu’il arrose son jardin avec l’eau de sa lessive, n’appelez pas l’agence de l’eau ! C’est sans doute qu’il utilise la lessive Breizh Wash, lancée il y a plus de deux ans par Guillaume Ropars.

Revenir aux recettes de grands-mères

Dans les années 1960 et 1970, les industriels ont synthétisé tous les ingrédients qu’utilisaient nos aïeuls  pour laver le linge. En perdant ce savoir-faire, nous avons laissé la place à la chimie fine et à un marché ultra monopolistique. Aujourd’hui il semblerait bien ardu de vouloir s’en débarrasser et de revenir à une conception plus artisanale.

C’est pourtant le défi que s’est lancé, il y a 14 ans, Guillaume Ropars. Militant écologiste de longue date, il ne trouvait pas de lessive répondant à ses aspirations. Ce cariste de formation décide alors d’inventer sa propre recette. Pendant une année, il compile les informations et teste plusieurs formules pour enfin trouver celle qui lui convient. Et il faut dire que la tâche n’était pas simple puisque, comme il le dit avec humour, « nos grands-mères n’utilisaient pas de sauce samouraï ou de ketchup ! ».

Son idée emporte rapidement l’adhésion de ses proches et pas à pas il se lance dans la commercialisation de son produit. Sa rencontre avec les consommateurs se fait d’abord sur les marchés où il bat le pavé pendant une dizaine d’années.

Au tournant des années 2010, la demande des consommateurs évolue vers davantage de production locale et respectueuse de l’environnement. C’est dans ce contexte que Guillaume Ropars décide de franchir le pas de la grande distribution et fonde, en 2016, sa marque « Breizh Wash » dont les produits sont aujourd’hui vendus dans les cinq départements.

La Bretagne au cœur

Pourquoi « Breizh Wash » ? Il est vrai qu’associer son image de marque à la Bretagne fait aujourd’hui vendre. Mais selon son fondateur, il s’agit avant tout d’un choix logique. La lessive étant conçue et fabriquée localement, il était normal pour que son nom fasse référence à la région. Gage de traçabilité et de qualité, le terme « Breizh » invoque une somme de valeurs positives : c’est l’assurance d’un savoir-faire. C’est aussi le signe de la proximité, ce qui n’est pas un vain mot pour cette société qui emploie 8 salariés à Plumaudan dans les Côtes d’Armor.

C’est en suivant cette même logique que Guillaume Ropars a décidé d’intégrer « Produit en Bretagne » en 2016, devenant alors la première marque de produits ménagers de l’association.

Cette importance du territoire se retrouve aussi et évidemment dans la lessive elle-même qui est conçue à base d’ingrédients naturels et biodégradables. Le label « Ecocert » qui orne son emballage en atteste d’ailleurs. Un investissement qui se retrouve également dans le partenariat avec Eau et Rivières de Bretagne.

De quoi avoir envie d’arroser son jardin avec l’eau de sa lessive afin de prendre aussi soin de la Bretagne.

En savoir plus

Loïck Roulaud

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Le vieillissement, un défi pour le territoire

En Bretagne, les chiffres prévisionnels du vieillissement de la population sont connus et tout est en place pour affronter ce qui n’est pas un problème mais bien un défi. Le nombre des plus de 60 ans va augmenter d’un tiers d’ici 2040 et la population des plus de 75 ans va doubler (Source : Bretagne Prospective).

L’association du gérontopôle breton « Kozh Ensemble » rassemble les acteurs du territoire breton impliqués pour le bien vieillir. Associations, entreprises, pouvoirs publics et citoyens s’y rencontrent, échangent et expérimentent dans une démarche d’innovation sociale.

Les objectifs fondamentaux

1 : Permettre à chaque personne de bien vieillir, en prenant en compte la diversité des parcours de vie et des besoins ; par le développement d’une offre de services, de biens, de formations, de dynamiques de recherche, de soutien aux acteurs économiques et publics,… Conçus avant toute chose dans l’intérêt des seniors. Ainsi, les membres du gérontopôle s’engagent à faire primer l’utilité sociale et la personne sur la recherche d’un profit financier lors de toute action menée au sein de KOZH ENSEMBLE.

2 : Pour cela, favoriser la transversalité, l’interprofessionnalité, la cohérence et l’efficacité des actions gérontologiques par la réunion, la meilleure coordination et la création de synergies entre des acteurs de secteurs et statuts juridiques différents au sein de KOZH ENSEMBLE.

3 : Finalement, faire du vieillissement un atout pour le territoire. D’une part, dynamiser la compétitivité de la région grâce à un développement économique solidaire, notamment par la structuration d’une filière « économie des seniors ». D’autre part, favoriser l’équité territoriale par des propositions de solutions adaptées à chacun des territoires.

Les Labs : au cœur de Kozh Ensemble

Le Gérontopôle breton Kozh Ensemble est une pépinière d’expérimentations destinée à lancer des actions opérationnelles. Les labs sont des espaces de rencontre et de transversalité du gérontopôle. Ils rassemblent des personnes qui réfléchissent, échangent, partagent, co-construisent, lancent des projets, organisent des événements, conférences…

Transition écologique : les éoliennes citoyennes de Plélan-le-Grand

Transition écologique : les éoliennes citoyennes de Plélan-le-Grand

Un élu de ce bourg breton est à l’initiative d’un parc de six engins détenu par des habitants, qui couvre les besoins de la commune.

Il vit dans une longère isolée, au bout d’une route sans marquage desservant des lieux-dits de la campagne de Plélan-le-Grand, commune de 4 000 habitants bordant la forêt de Brocéliande, en Ille-et-Vilaine. Sur le seuil de la porte, Patrick Saultier savoure : « Lorsque j’ai découvert cet endroit paisible, j’ai voulu y vivre. Puis j’ai décidé de m’impliquer pour ce territoire. »

L’ingénieur de 53 ans montre d’un coup de menton « sa » contribution : six éoliennes de 100 mètres de haut et 82 de diamètre, dressées sur la colline en face.

L’intégralité de l’article

Article de Benjamin Keltz publié sur lemonde.fr

Construire une réalité utile #2

Construire une réalité utile #2

A l’occasion de notre second épisode de « construire une réalité utile », Bretagne Prospective a choisi de se pencher sur le secteur du tourisme en Bretagne.

Représentant 8% du PIB Breton, il s’agit d’un secteur stratégique pour notre région.

Face à la concurrence nationale voire internationale, à l’émergence d’une nouvelle génération de touristes aux aspirations différentes, à une demande toujours plus prégnante d’égalité des territoires….

Bretagne Prospective vous propose plusieurs pistes pour envisager, dès à présent, le tourisme de demain et ainsi construire une Bretagne belle, prospère et ouverte sur le monde.

La vidéo ici