Daniel Cueff, le maire breton qui invente le village de l’après-pétrole

Daniel Cueff, le maire breton qui invente le village de l’après-pétrole

Comment vit-on lorsqu’on ne veut pas hypothéquer l’avenir des générations futures ? Dans le village breton de Langouët, un élu fait tout pour en faire un territoire 100 % écologique.

La pièce est foisonnante. Sur les murs de bois, des affiches exposent en grand format divers projets dont on trouve les détails dans les piles de livres, schémas, plans d’urbanisme et autres documents administratifs qui jonchent la table de réunion.

Ferme en permaculture, serres photovoltaïques, habitats légers, préservation des terres agricoles, voies piétonnes… A en croire les murs de son bureau, Daniel Cueff ne manque pas d’inspiration pour faire de son village une commune écologique.

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Article de Eléa Pommiers publié sur lemonde.fr

Du gaz de ville au gaz des champs

Pour rattraper son retard, la Bretagne met les gaz. Les projets de méthanisation se sont multipliés ces temps derniers pour transformer les résidus de l’élevage en énergie propre et renouvelable. Dans ce domaine, la Bretagne n’a pas vraiment fait la course en tête, malgré les engagements de l’Etat. En 2011, Nicolas Sarkozy était venu dans la presqu’île de Crozon (Finistère) pour lancer un plan de préservation du littoral qui reposait notamment sur un fort développement de la méthanisation. On vivait alors en pleine crise des algues vertes, grandement liées aux épandages de lisier dans les champs, et ce procédé technique semblait une solution adaptée aux marées vertes qui secouaient la Bretagne et faisaient fuir les touristes.

Objectif : parvenir à faire de la méthanisation une activité intégrée dans l’exploitation agricole, à l’image de ce qui se passe en Allemagne où le traitement des effluents et la production d’énergie offrent un appréciable complément de ressources aux agriculteurs.

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Article de René Perez publié sur bretagne-bretons.fr

Stal : l’annuaire en ligne des commerces parlant en breton

“Stal” signifie “commerce” en breton ! Le site internet et l’application stal.bzh aident les internautes et les Bretons à dénicher les entreprises et les commerces parlant la langue bretonne en proposant un vrai annuaire en ligne. Ce projet est porté par Mignoned ar brezhoneg (les amis de la langue bretonne), créée en 2013.

Cette association a pour but de promouvoir la langue bretonne au travers de prestations de communication, de Gouel Broadel ar Brezhoneg (la fête de la langue bretonne) et d’une boutique en ligne de produits en langue bretonne (vêtements, accessoires, badges, autocollants, jeux …).

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Article de Jean-Christophe Collet publié sur rennes-infos-autrement.fr

Morbihan. Le lisier de sept fermes transformé en carburant

Morbihan. Le lisier de sept fermes transformé en carburant

En 2021, sept agriculteurs du pays de Pontivy (Morbihan) transformeront leur lisier en biogaz, qui sera directement utilisé dans la station-service voisine. Un projet innovant à onze millions d’euros.

Alors que le climat se dérègle et que le coût des carburants fossiles s’envole, la méthanisation a tout bon. Par ce procédé, les déchets agricoles, comme le lisier, se transforment en biogaz.

Dans le pays de Pontivy (Morbihan), sept agriculteurs viennent de lancer la construction d’un pôle de méthanisation « unique en France, qui permettra à quasiment tout le territoire d’être autonome en gaz ». Un investissement de onze millions d’euros.

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Article de Julie Schittly publié sur ouest-france.fr

La Bretagne se pique pour Gwenan

La Bretagne se pique pour Gwenan

Pour ce nouvel épisode de notre série « Construire une réalité utile » penchons-nous sur un insecte qui nous est familier : l’abeille. Alors que le printemps se termine et que l’été arrive, il est d’actualité de partir pour les Côtes d’Armor afin de découvrir le projet « Gwenan, les ruchers solidaires de Bretagne ». (Propos recueillis auprès de Sylvain Couanon pour le collectif Gwenan)

Depuis plusieurs années, l’abeille (gwenan en breton) est reconnue comme une espèce en voie de disparition. Pourtant son rôle dans l’équilibre des écosystèmes est fondamental. « Derrière la disparition de l’abeille, c’est toute la chaîne de pollinisation qui est menacée », nous explique Sylvain Couanon, cogérant de la coopérative d’activités « Avant-Premières » au sein de laquelle Gwenan a vu le jour. Ainsi parler de cet insecte, c’est sensibiliser le plus grand monde à l’environnement et aux menaces qui pèsent sur lui. Voilà tout l’enjeu de cette belle idée née de l’initiative d’un apiculteur, Didier Ducauroy, et de quatre entrepreneurs en 2014.

Une aventure humaine pour l’environnement

C’est en 2015 que le projet se concrétise. Le collectif se rapproche alors de Bretagne vivante afin de lancer l’installation d’un premier rucher. L’association a en gestion de nombreuses réserves à travers la Bretagne et le site de Ploubazlanec s’y prête à merveille. C’est ainsi que 8 ruches (ndlr : une ruche peut accueillir jusqu’à 65 000 abeilles), apparaissent dans ce cadre idyllique. En cela réside l’une des missions du groupe : « installer des ruches dans des endroits qui gagnent à être connus ».

L’année suivante, Gwenan prend son envol et lance sa première campagne de financement afin d’assurer l’entretien du rucher. Une quarantaine de parrains répondent à l’appel du collectif qui, en contrepartie, leur donne le miel produit. Mais l’aventure ne s’arrête pas là. La vocation première du collectif étant de sensibiliser le grand public au rôle capital de cet insecte pour l’environnement, il invite tous ces parrains à venir découvrir le rucher nouvellement installé et devenir des ambassadeurs de l’abeille.

Un projet d’utilité environnementale et sociale

En 2017, un second rucher est implanté. Cette fois, les abeilles trouvent refuge sur le site des ateliers des deux rivières à Plourivo, près de Paimpol. Les ouvriers de cet E.S.A.T. (Etablissement et Service d’Aide pour le Travail) sont alors formés à l’entretien des ruches. Par ailleurs, ils animent régulièrement les visites des parrains qui sont de plus en plus nombreux. Des entreprises soutenant le projet vont d’ailleurs plus loin dans la démarche pédagogique en invitant sur les ruchers des établissements scolaires. Les plus jeunes peuvent ainsi découvrir cet insecte aussi familier que méconnu.

Depuis, de nouvelles ruches ont été installées sur les toits du magasin Biocoop La Gambille à Trégueux ainsi que sur un site naturel à proximité. Ici, Gwenan apporte son expertise pour l’entretien de ces maisons d’abeilles. A plus long terme, il s’agit de multiplier ce genre d’initiatives et donc d’embaucher de nouveaux apiculteurs afin de créer de l’activité économique autour de cette filière pleine de sens.

En cette année 2019, le nombre de parrains continue de progresser grâce notamment aux particuliers qui se mobilisent avec une augmentation de 100% par rapport à l’année 2018.

Et pour ceux que cela intéresse, particulier ou entreprise, il est toujours possible de parrainer des ruches. Nos abeilles semblent donc avoir un bel avenir sous le soleil breton !

Prendre contact avec Gwenan :

Site internet : www.gwenan.bzh

Page facebook : www.facebook.com/gwenan.ruchers.solidaires

Tél. 02 96 52 19 69

Courriel : infos@gwenan.bzh

Loïck Roulaud

 

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Tout un symbole… Ancien quartier général de France Telecom, berceau du Minitel et de la carte à puces, l’immeuble du Mabilay abrite désormais un start-up hôtel branché pour les jeunes pousses rennaises encore balbutiantes. Avec son antenne surdimensionnée et sa soucoupe jaune doré, le vaisseau spatial qui domine la métropole de 443 000 habitants est l’icône la plus évidente de la révolution technologique en train de transformer l’économie bretonne.

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Article d’Isabelle Lesniak publié sur le site lesechos.fr