La proximité : poumon de notre économie ?

La proximité : poumon de notre économie ?

Forte d’un tissu de Tpe et de Pme très dense, la Bretagne compte près de 170 000 entreprises de proximité pour plus de 200 000 emplois salariés.

C’est un secteur très dynamique puisque que l’on compte pas moins de 13 000 nouvelles entreprises créées chaque année sur nos 5 départements. Inscrite dans l’économie sociale et solidaire, la Bretagne est la première région de France sur ce secteur.

Bretagne Prospective vous propose donc cette semaine un focus sur ce sujet, à voir et à revoir ici

Breizh Barter : ça troque en Bretagne !

Breizh Barter : ça troque en Bretagne !

Voilà un mois que Bretagne Prospective vous propose d’embarquer pour une formidable aventure à la rencontre de certains de ceux qui choisissent de s’identifier à cette région qui bouge.

Pour cette quatrième escale de « Construire une réalité utile », nous partons à la rencontre de la plateforme « Breizh Barter » à Brest.

Depuis le début de l’année 2019, le troc (ou « barter » pour les anglophones) est possible pour nos entreprises bretonnes ! Si des expériences similaires émergent outre-Atlantique et chez nos voisins européens depuis une dizaine d’années ce n’était pas encore le cas chez nous. Pourtant, la Bretagne est forte d’un tissu entrepreneurial très dense avec pas moins de 13 000 nouvelles structures créées chaque année. C’est aujourd’hui chose faite avec la plateforme « Breizh Barter ».

Une solution d’économie circulaire pour les entreprises…

Très innovante, cette plateforme permet de mettre en relation des entreprises bretonnes au sein d’un réseau à taille humaine. Basée sur le principe du donnant-donnant, cette antenne régionale de « France Barter » permet aux sociétés de s’échanger biens et services sans apports monétaires. Mais le concept ne se résume pas à cela. En effet, ce service introduit le « barter » : une unité de compte à valeur fixe ou 1 « Barter » égal 1 euro.

Ainsi chaque membre se voit doté d’une trésorerie créditée ou débitée en fonction de ses échanges. Ce principe de paiement par compensation rend donc possibles les échanges multipartites et différés dans le temps peu éloignés d’une forme d’économie circulaire. Dans les faits, un entreprise finance le service d’une société X par la vente à Y de ses propres compétences.

…ancrée dans la culture bretonne

Très prégnante en Bretagne, la culture de la mutualisation et de la coopération trouve ici une nouvelle application aux services des entreprises. Avant tout dédiée aux TPE et PME, cette plateforme permet de financer ses achats sans impacter les finances de sa société. Un atout de poids pour les acteurs économiques bretons car en adhérant à ce réseau, ils dynamisent leurs activités en concourant à la pérennisation de l’ensemble du tissu économique local.

C’est aussi un formidable outil de synergies qui place la coopération comme levier d’action et de croissance. Dans un contexte de compétitivité croissant, cette expérience tend à prouver qu’une autre réalité est possible. Il est certain qu’en Bretagne cette plateforme devrait rapidement prendre racine tant elle semble correspondre aux valeurs de solidarité et de mutualisme propres à notre région.

Le troc, activité ancestrale s’il en est, s’annonce donc avec « Breizh Barter » comme une solution crédible au développement de nos entreprises locales.

Loïck Roulaud

Pour en savoir plus

Articles précédents :

Breizh Wash, la lessive qui prend soin de la Bretagne

A la rencontre de reder bro

Un point pour la Bretagne

 

Le « Breizh marketing » – Construire une réalité utile #3

Le « Breizh marketing » – Construire une réalité utile #3

Pour ce troisième volet de notre série, nous avons fait le choix de nous intéresser à ceux qui, comme Guillaume Ropars, font le choix de faire référence à la Bretagne dans leur image de marque.

Tendance récente et de plus en plus prégnante, ce « Breizh marketing » peuple notre quotidien. Coupler son identité d’entreprise ou d’association à un territoire n’est pas neutre et si ce choix est un atout indéniable, il recèle aussi une certaine prise de risque.

En effet faire de son ancrage breton un argument communicationnel engage fortement. C’est à la fois le gage d’une certaine qualité, de traçabilité et d’inscription dans l’économie bretonne.

Cette nouvelle vidéo vous propose d’explorer plus avant ce thème afin de l’envisager d’une toute autre manière.

Visionner la vidéo 

Breizh Wash : la lessive qui prend soin de la Bretagne

Breizh Wash : la lessive qui prend soin de la Bretagne

Depuis deux semaines, Bretagne Prospective vous propose d’embarquer pour une formidable aventure à la rencontre de certains de ceux qui choisissent de s’identifier à cette région qui bouge.

Troisième escale de « Construire une réalité utile » : à la rencontre de Guillaume Ropars, fondateur de Breizh Wash.

Si vous entendez quelqu’un raconter qu’il arrose son jardin avec l’eau de sa lessive, n’appelez pas l’agence de l’eau ! C’est sans doute qu’il utilise la lessive Breizh Wash, lancée il y a plus de deux ans par Guillaume Ropars.

Revenir aux recettes de grands-mères

Dans les années 1960 et 1970, les industriels ont synthétisé tous les ingrédients qu’utilisaient nos aïeuls  pour laver le linge. En perdant ce savoir-faire, nous avons laissé la place à la chimie fine et à un marché ultra monopolistique. Aujourd’hui il semblerait bien ardu de vouloir s’en débarrasser et de revenir à une conception plus artisanale.

C’est pourtant le défi que s’est lancé, il y a 14 ans, Guillaume Ropars. Militant écologiste de longue date, il ne trouvait pas de lessive répondant à ses aspirations. Ce cariste de formation décide alors d’inventer sa propre recette. Pendant une année, il compile les informations et teste plusieurs formules pour enfin trouver celle qui lui convient. Et il faut dire que la tâche n’était pas simple puisque, comme il le dit avec humour, « nos grands-mères n’utilisaient pas de sauce samouraï ou de ketchup ! ».

Son idée emporte rapidement l’adhésion de ses proches et pas à pas il se lance dans la commercialisation de son produit. Sa rencontre avec les consommateurs se fait d’abord sur les marchés où il bat le pavé pendant une dizaine d’années.

Au tournant des années 2010, la demande des consommateurs évolue vers davantage de production locale et respectueuse de l’environnement. C’est dans ce contexte que Guillaume Ropars décide de franchir le pas de la grande distribution et fonde, en 2016, sa marque « Breizh Wash » dont les produits sont aujourd’hui vendus dans les cinq départements.

La Bretagne au cœur

Pourquoi « Breizh Wash » ? Il est vrai qu’associer son image de marque à la Bretagne fait aujourd’hui vendre. Mais selon son fondateur, il s’agit avant tout d’un choix logique. La lessive étant conçue et fabriquée localement, il était normal pour que son nom fasse référence à la région. Gage de traçabilité et de qualité, le terme « Breizh » invoque une somme de valeurs positives : c’est l’assurance d’un savoir-faire. C’est aussi le signe de la proximité, ce qui n’est pas un vain mot pour cette société qui emploie 8 salariés à Plumaudan dans les Côtes d’Armor.

C’est en suivant cette même logique que Guillaume Ropars a décidé d’intégrer « Produit en Bretagne » en 2016, devenant alors la première marque de produits ménagers de l’association.

Cette importance du territoire se retrouve aussi et évidemment dans la lessive elle-même qui est conçue à base d’ingrédients naturels et biodégradables. Le label « Ecocert » qui orne son emballage en atteste d’ailleurs. Un investissement qui se retrouve également dans le partenariat avec Eau et Rivières de Bretagne.

De quoi avoir envie d’arroser son jardin avec l’eau de sa lessive afin de prendre aussi soin de la Bretagne.

En savoir plus

Loïck Roulaud

Article précédent : A la rencontre de Reder Bro

Peintures françaises du XVIIIe siècle des collections de Bretagne

Peintures françaises du XVIIIe siècle des collections de Bretagne

Les Musées des Beaux-Arts de Nantes et de Rennes se sont associés pour présenter une exposition sur la peinture française du XVIIIe siècle en Bretagne. Il s’agit donc de facto, et ce n’est pas pour nous déplaire, d’une acception large, historique de la Bretagne où serait incluse la Loire-Atlantique (et après tout, où se trouve le château des ducs de Bretagne ?).

Quatre grands musées sont donc concernés : Nantes et Rennes, mais aussi Brest et Quimper, auxquels s’ajoutent quelques églises et de plus petits musées qui ont parfois des œuvres remarquables.

L’intégralité de l’article

Article de Didier Rykner publié sur latribunedelart.com

Construire une réalité utile #2

Construire une réalité utile #2

A l’occasion de notre second épisode de « construire une réalité utile », Bretagne Prospective a choisi de se pencher sur le secteur du tourisme en Bretagne.

Représentant 8% du PIB Breton, il s’agit d’un secteur stratégique pour notre région.

Face à la concurrence nationale voire internationale, à l’émergence d’une nouvelle génération de touristes aux aspirations différentes, à une demande toujours plus prégnante d’égalité des territoires….

Bretagne Prospective vous propose plusieurs pistes pour envisager, dès à présent, le tourisme de demain et ainsi construire une Bretagne belle, prospère et ouverte sur le monde.

La vidéo ici